META-CRATIE
Société des individus, pour un structuralisme des points de vue, générés par les affects et les passions, dans les espaces et les temps
Stéphane Erard Version originale : 03 octobre 2017 Reprise : 09 avril 2026
Avertissement au lecteur
La présente version reprend le document de 2017 en en conservant l'intention, l'architecture et les concepts centraux. Elle y ajoute en ouverture une section nouvelle — « Pourquoi métacratie et non métapolitique ? » — destinée à fixer, dès l'abord, la distinction entre la proposition développée ici et la tradition déjà établie de la métapolitique (Gramsci, Badiou, Rancière, de Benoist). Le reste du texte a été mis en prose là où le document originel était en forme de diapositives, sans en modifier la substance.
Citations qui m'ont inspiré
« At scale, there is nothing such as detail. » À l'échelle, il n'y a rien qui relève du détail. Tout a son importance ; rien ne doit être oublié à quelque niveau que ce soit. Penser multi-factoriel, multi-dimensionnel.
« Embrace complexity. » Tenir compte de la complexité permet, paradoxalement, de la simplifier — par abstraction, composition, articulation.
« Le point est partout et la circonférence nulle part. » Il n'y a aucun absolu ; il n'y a que des relativités, restreintes ou générales.
0. Pourquoi « métacratie » et non « métapolitique » ?
(Section ajoutée à la reprise de 2026.)
Tout lecteur averti posera cette question dès la couverture : le mot forgé ici n'est-il pas un simple doublon de « métapolitique » ? La réponse est non, et il importe de le dire d'emblée, faute de quoi la suite du propos serait lue comme une variante naïve d'un concept déjà longuement travaillé.
La métapolitique existe, et elle a une histoire. Le terme apparaît chez quelques philosophes allemands et français de la fin du XVIIIe siècle pour désigner l'étude métaphysique des principes et des fins ultimes de la politique. Il prend son sens contemporain dominant avec Antonio Gramsci, qui nomme ainsi la lutte pour l'hégémonie culturelle : avant de pouvoir gagner une bataille politique, il faut avoir transformé le sol idéologique sur lequel elle se livre. Ce sens a été revendiqué, pour des objectifs opposés, aussi bien par certains mouvements de gauche que par la Nouvelle Droite française (Alain de Benoist). Alain Badiou, dans son Abrégé de métapolitique (1998), en fait une catégorie technique : la métapolitique soustrait la politique à l'emprise de la philosophie politique et la pense comme procédure de vérité autonome. Jacques Rancière, dans La Mésentente, en fait l'une des trois figures philosophiques du politique (aux côtés de l'archipolitique platonicienne et de la parapolitique aristotélico-hobbesienne).
Ce que toutes ces métapolitiques ont en commun, malgré leurs divergences, c'est qu'elles parlent du discours sur la politique. Elles opèrent au niveau méta-linguistique : leur objet est la manière dont on pense le politique, dont on en parle, dont on lutte pour en transformer les évidences. La métapolitique est une réflexion, une stratégie culturelle, un mode d'énonciation.
La métacratie, telle que je l'entends ici, est autre chose. Elle ne parle pas du discours sur la politique, ni même du pouvoir en général : elle nomme la forme relationnelle que prend le pouvoir dans un cadre spatio-temporel donné. Une métacratie, notée META(Ex × Ty), est l'ensemble des relations effectives — visibles et invisibles, tangibles et intangibles — qui organisent la distribution de l'impérium dans un espace E à un temps T. Le royalisme français de 1700, l'oligarchie française de 2017 et la République romaine ne sont pas trois variantes d'un même régime ; ce sont trois métacraties, trois configurations relationnelles localisées, chacune produisant les points de vue, les affects et les passions qui lui sont propres.
La différence tient donc à trois points :
- Objet. La métapolitique parle de la politique ; la métacratie nomme la forme du pouvoir elle-même.
- Niveau. La métapolitique est méta-linguistique (un discours second sur un discours premier) ; la métacratie est méta-structurelle (une relation de relations, obtenue par réification).
- Indexation. La métapolitique est une posture théorique ou stratégique, en principe transférable ; la métacratie est toujours indexée sur un couple Espace × Temps précis, et ne se comprend qu'à cette échelle.
On pourra objecter que la distinction est fragile, et qu'une métapolitique au sens gramscien prépare toujours une certaine métacratie au sens défini ici. C'est vrai, et c'est fécond : la métapolitique serait alors la lutte discursive qui accompagne une tentative de transition métacratique — le travail d'ameublement culturel qui rend possible le passage de META(Ex × Ty) à META(Ex × Ty+1). Les deux concepts ne sont pas rivaux ; ils opèrent sur deux plans qu'il faut tenir distincts pour pouvoir les articuler.
Cette précision posée, j'assume le néologisme. Le mot « métacratie » n'est pas consolidé dans la littérature philosophique, et c'est précisément cette disponibilité sémantique qui permet d'en faire un outil propre, sans avoir à le disputer aux usages antérieurs.
1.1. Trouver les mots pour dire les choses
Deux questions ouvrent ce travail, apparemment politiques mais en réalité épistémologiques :
How many people really speak their mind? How many people really stand for something?
Combien de personnes disent vraiment ce qu'elles pensent ? Combien ont les moyens de se tenir debout pour quelque chose — revendiquer, manifester, refuser ?
Ces questions en appellent une autre, plus radicale : combien de personnes ont les moyens de penser ? Penser suppose :
- des méthodes (réflexion, induction, déduction, abduction) ;
- un temps libre non grevé par le poids du quotidien ;
- un espace libre physique et mental — une table, un stylo, du papier, du silence ;
- et, décisivement, les mots pour dire ce qu'on pense, quitte à en créer par néologisme.
Le silence ou l'inexpression d'une majorité n'est pas une absence de pensée ; c'est l'effet d'une inégale distribution des moyens de penser. C'est déjà, en creux, une thèse sur le pouvoir : le pouvoir produit et redistribue les conditions matérielles, temporelles, spatiales et langagières de la parole.
1.2. Quatre critères pour une pensée communicable
Une pensée digne d'être partagée doit être, simultanément :
- Sensée : elle exprime une idée ou un concept appliqué de manière concrète, pragmatique, terrestre, et peut être comprise par d'autres ayant un vécu similaire à certains degrés. Ici se pose la difficulté de l'indicible, des nuances que le corps sait mais que l'esprit ne franchit pas toujours.
- Réfléchie. Réfléchir, c'est faire comme un miroir : la lumière qui nous parvient vient toujours du passé, fût-ce avec un infime délai. Toute réflexion est donc une pensée du passé, jamais du présent pur ni du futur. Il faut l'assumer et travailler avec cette condition.
- Réfutable. Nous n'avons pas tous les mêmes expériences, aux mêmes degrés. Nos perceptions — corporelles, sensorielles, émotionnelles — diffèrent, et c'est ce qui rend possibles l'appréciation, l'appréhension, la compréhension et la connaissance par degrés.
- Communicable. « Commun-iquer » : rendre commun par la parole ce qu'on a dans l'esprit. Verbaliser pour partager. Et, quand les mots manquent, en forger.
Ces quatre critères seront repris plus loin, dans la section consacrée aux points de vue.
2. Fondamentaux philosophiques : concept et relation
Deux primitives suffisent pour commencer :
- Concept : cadre délimitant le périmètre d'un phénomène.
- Relation : cadre reliant deux concepts entre eux.
Les relations sont elles-mêmes typées :
- Unidirectionnelle : un concept en impacte un autre, sans retour.
- Bidirectionnelle : chacun impacte l'autre.
- Simple (ou réciproque avec retro-feedback) : la relation se referme sur elle-même comme un circuit.
Cette ontologie est volontairement pauvre. C'est sa pauvreté qui fait sa force : elle est universellement applicable, et elle est assez minimale pour que la complexité du social puisse en être dérivée par composition, sans qu'aucune catégorie prédéfinie ne contamine la description.
3. Fondamentaux méthodologiques : la réification
Voici l'opération-clef. Une relation entre deux concepts peut elle-même être saisie comme un concept — un concept relationnel — qui entre à son tour en relation avec d'autres concepts.
Exemple : entre « personne » et « bras gauche », il existe une relation. Cette relation peut être réifiée en un concept — « articulations, muscles, tendons, etc. » — qui devient un objet de pensée autonome, susceptible d'être mis en relation avec d'autres concepts (la douleur, le mouvement, l'anatomie, la prothèse).
Ce geste est décisif pour la suite. Il est la condition logique d'une pensée du méta. Parler de métacratie, c'est précisément réifier la relation de pouvoir pour en faire un objet de réflexion. C'est aussi ce qui permet de passer du structuralisme classique (où les relations sont données et fixes) à un structuralisme dynamique où les relations deviennent elles-mêmes des entités mobiles, transformables, historiques.
4.1. Étymologies
- Méta : autour, au travers, au-dedans, au dehors. Le préfixe n'est pas à entendre au sens vertical (« au-dessus ») mais au sens topologique et relationnel de ce qui enveloppe, traverse et habite un phénomène.
- Cratie : ce qui a le pouvoir. Non pas un pouvoir particulier, mais le fait brut de l'effectivité de la contrainte ou de l'influence.
Une métacratie n'est donc pas un pouvoir supérieur à d'autres ; c'est la forme relationnelle que prend le pouvoir à un moment donné, pour un collectif donné, dans un espace donné.
4.2. Une topologie des niveaux
Autour du noyau META(Ex × Ty), quatre termes classiques orbitent — SUPRA, SUPER, INTER, INFRA — auxquels s'ajoute un cinquième, néologique, encore en construction : SUFRA ? (le point d'interrogation est maintenu comme marque d'honnêteté conceptuelle).
Ces niveaux ne sont pas une hiérarchie stricte. Ils forment un champ de relations possibles, où chaque couple (SUPRA/INTER, INTER/INFRA, SUPRA/INFRA, etc.) décrit une direction d'influence ou d'emprise. La typologie sera reprise et détaillée au chapitre 6.
4.3. Espaces et temps
- Espace E peut désigner :
- une personne (moi, toi, il) ;
- un territoire (France, Corse, comté de Savoie) ;
- un corps (social, humain, bactérien).
- Temps T peut désigner :
- une temporalité historique datée (1800–1900) ;
- une temporalité relative (le temps d'une vie, d'une génération, d'un règne).
Une métacratie est toujours une fonction META(Ex × Ty) : elle ne se comprend qu'à la croisée d'un espace et d'un temps déterminés. Un même territoire, à deux époques, abrite deux métacraties différentes. Une même époque, sur deux territoires, en abrite deux autres. Et — c'est l'un des points les plus intéressants du cadre — un même territoire, à un même temps, peut abriter plusieurs métacraties coexistantes, dans des rapports « méta » différents.
4.4. Impérium, réflexion, résistance-recréation
À l'intérieur d'un cadre spatio-temporel relativement figé (exemple : la France de 700 à 1800), on peut décrire une dynamique ternaire :
- Impérium — la volonté dominante, qui s'impose à tous.
- Réflexion / Impérium — la soumission pensée par les soumis, la prise de conscience de l'empire qu'on subit.
- Résistance — recréation d'un Impérium — la production d'un pouvoir nouveau qui, s'il réussit, deviendra à son tour l'impérium d'une métacratie suivante.
Ce triptyque n'est pas présenté ici comme une loi, mais comme un motif récurrent, à la croisée de la philosophie spinoziste (obéissance, connaissance adéquate, reconfiguration des affects) et d'une lecture matérialiste des transitions historiques.
5. Transitions métacratiques
Comment passe-t-on d'une métacratie à une autre ? La question est la plus ouverte du présent travail, et sans doute celle qui mérite le plus d'être prolongée.
Formellement, le passage s'écrit :
META(Ex × Ty) → META(Ex × Ty+1)META(Ex × Ty) → META(Ex × Ty+1)Mais cette notation ne doit pas masquer la complexité réelle. Deux « mondes » peuvent vivre dans un même espace, dans un même temps, dans des rapports « méta » différents. Une transition métacratique n'est donc jamais un basculement instantané : c'est un phénomène de coexistence, où une métacratie ancienne et une métacratie émergente se partagent le même sol pendant une période, parfois longue, avant que l'une ne prenne l'ascendant — ou qu'une troisième, issue du frottement des deux premières, n'apparaisse.
Les questions ouvertes :
- Quels sont les opérateurs de transition (événement, crise, épuisement affectif, percée technique, rencontre entre groupes) ?
- Comment une population mesure-t-elle qu'elle a changé de métacratie ? Par quels signes cette prise de conscience s'effectue-t-elle ?
- Peut-on anticiper une transition, ou seulement la reconnaître après coup, selon la logique de la réflexion comme pensée du passé ?
Une phénoménologie systématique des transitions métacratiques reste à écrire. Ce point n'est pas un aveu de faiblesse : c'est l'indication d'un chantier.
6.1. Les points de vue comme effets de structure
Un point de vue n'est pas une opinion. C'est la manière dont une métacratie donnée distribue, pour ceux qui l'habitent, les conditions de possibilité de la perception et de l'expression. Les points de vue sont générés :
- par les affects internes (ce qui nous traverse sans que nous l'ayons choisi) et externes (ce que les autres, les institutions, les cadres nous imposent de ressentir) ;
- par les passions internes et externes, qui orientent l'action à partir de ces affects ;
- par les modes de penser — induction, déduction, abduction — que notre éducation, notre langue et notre temps libre nous rendent ou non disponibles.
Il s'ensuit que deux personnes d'une même époque, d'un même territoire, d'un même milieu peuvent avoir des points de vue radicalement différents parce qu'elles ne sont pas exposées aux mêmes affects, aux mêmes passions, aux mêmes méthodes. Et que deux métacraties peuvent produire des types de points de vue incommensurables.
6.2. Structure, structuralisme
Une structure, au sens où je l'entends, n'est pas une architecture figée. C'est un organisme vivant :
- auto-organisant et auto-organisé ;
- auto-adaptatif à son environnement (situation, circonstances) ;
- interdépendant de son extérieur ;
- coopératif avec d'autres structures ;
- « système » ouvert et fermé à des degrés variables, jamais complètement l'un ni l'autre.
6.3. Typologie des structures
INFRA-structure. Ce qui existe en notre espace et en notre temps, et qui nous permet de vivre nos vies — individuellement et au travers des générations proches. Il y a transmission inter-générationnelle. En 2017 : autoroutes, Internet, satellites, météorologie, théorie quantique, accès à l'eau potable, systèmes de santé. Au XVIIe siècle : l'hégémonie du christianisme papal qui impose sa volonté (« impérialisme ») et interdit les avancées dont Galilée et Spinoza sont les figures.
INTER-structure. Les différents corps sociaux qui composent la société (associations, entreprises lucratives et non lucratives, lobbies, publicité) et les interactions entre ces corps — légales ou illégales, formelles ou informelles, connues de tous ou de quelques-uns seulement. C'est la couche où se joue ce que l'on appelle d'ordinaire la « vie sociale », et où les intérêts convergents et divergents se négocient.
SUFRA-structure. Le concept le plus neuf, et celui dont le statut reste le plus ouvert. Le « SUFRA » exprime ce qui vient de loin dans l'espace et le temps et qui est pourtant lu comme « de notre temps ». C'est l'habitus ancien que nous nous approprions comme actuel, sans connaître les tenants et aboutissants de l'époque dont il procède. Exemples : les mystères cachés dans les bibliothèques du Vatican ; les documents d'État « libérés » après trente, soixante-dix, cent vingt ans ; les lois dont on a oublié les raisons d'être. Ces phénomènes empêchent la compréhension générale de nos espaces et de nos temps : il faut un travail d'historien — c'est-à-dire d'une personne « autorisée » — pour mettre en lumière ces secrets, pour autant que cela soit autorisé. La SUFRA-structure est une théorie du retard épistémique structural : nous vivons toujours dans un présent partiellement opaque à lui-même.
SUPER-structure. À développer. Intuitivement : ce qui surplombe la situation sans la traverser de part en part, ce qui organise les règles du jeu depuis un niveau qui n'est pas directement accessible aux joueurs (normes internationales, institutions transnationales, standards techniques).
SUPRA-structure. À développer. Intuitivement : le niveau proprement englobant, celui qui fixe le cadre dans lequel les super-structures elles-mêmes se déploient — quelque chose comme les grands ordres symboliques, civilisationnels ou cosmologiques.
Ces deux derniers termes ne sont pas traités ici par manque de maturité, et non par omission. Il faudra y revenir en précisant, pour chacun, la direction de l'emprise (vers qui, sur quoi), le degré de visibilité pour les acteurs concernés et les conditions de sa transformation.
7. Où ce travail veut aller
Ce document n'est pas un traité. C'est une boîte à outils et un programme de travail. Il défend trois thèses simples :
- Le pouvoir n'a pas d'essence ; il n'a que des configurations, chacune indexée sur un couple Espace × Temps, chacune productrice des points de vue, des affects et des passions qui lui sont propres.
- Pour penser ces configurations, il faut une ontologie minimale — concepts, relations, réification — qui autorise de traiter une relation comme un objet, et donc de parler du méta sans mysticisme.
- La question politique est d'abord une question de conditions de possibilité : qui a le temps, l'espace, les mots, les méthodes pour penser et dire ? La réponse à cette question n'est pas la même d'une métacratie à l'autre, et c'est là que se joue, pour l'essentiel, la liberté réelle des êtres humains.
Les chantiers prioritaires pour la suite :
- Écrire une phénoménologie des transitions métacratiques, avec des cas historiques documentés.
- Compléter la typologie SUPRA / SUPER / INTER / INFRA / SUFRA par un traitement symétrique des deux termes encore lacunaires, et en clarifier la logique d'ensemble.
- Formaliser la notation
META(Ex × Ty)(nature de E et de T, sens précis du produit×, possibilités de représentation). - Développer la dimension affective promise par le sous-titre, en dialogue explicite avec l'Éthique de Spinoza et la Société des affects de Lordon.
- Éprouver la fécondité descriptive du cadre sur un cas contemporain précis, pour vérifier que le concept fait quelque chose et ne se contente pas de dire quelque chose.
Bibliographie, webographie, vidéographie
- Frédéric Lordon — Capitalisme, désir et servitude (2010), La Société des affects (2013). Matrice la plus directe du présent travail : le structuralisme des affects comme relais spinoziste d'une critique politique.
- Bernard Maris — Antimanuel d'économie, chroniques au Canard enchaîné. Lecture hétérodoxe de la valeur et de la rationalité économique.
- Edgar Morin — La Méthode (six tomes). Pensée de la complexité et de la reliance.
- John F. Sowa — Conceptual Structures: Information Processing in Mind and Machine (1984). Source directe de la méthodologie concepts / relations / réification.
- Étienne Klein — travaux sur le temps et l'épistémologie des sciences.
- Alfred Korzybski — Science and Sanity (1933). Sémantique générale, non-aristotélisme, « la carte n'est pas le territoire ».
- Norbert Elias — La Société des individus (repris dans le sous-titre du présent document).
- Sources journalistiques et critiques consultées régulièrement : Hors-Série, Arrêt sur images, Le Monde diplomatique, Mediapart.
Pour la distinction avec la métapolitique (section 0), on pourra se reporter à :
- Alain Badiou, Abrégé de métapolitique, Seuil, 1998.
- Jacques Rancière, La Mésentente. Politique et philosophie, Galilée, 1995 (en particulier le chapitre « Archipolitique, parapolitique, métapolitique »).
- Antonio Gramsci, Cahiers de prison (sur l'hégémonie culturelle).