Deux généalogies du gouvernement moderne
Deuxième chapitre du traité République démocratique, démocratie républicaine
Une fausse synonymie
République et démocratie sont aujourd'hui prononcées comme des alliées naturelles. Une « valeur républicaine » est présumée démocratique ; une atteinte à la démocratie est décrite comme une attaque contre la République. L'article premier de la Constitution française les associe dans une même phrase. L'histoire est moins paisible.
Pendant des siècles, la démocratie a désigné un régime dangereux : pouvoir instable des pauvres, passion de la multitude, gouvernement sans mesure. La république a pu désigner un gouvernement mixte, un ordre légal, une aristocratie civique, un État sans roi ou n'importe quelle communauté politique orientée vers un bien commun. Des républiques ont pratiqué l'esclavage, le suffrage censitaire et l'empire colonial. Des mouvements démocratiques se sont dressés contre des républiques établies.
Cette histoire interdit de traiter le couple comme une redondance. Elle permet aussi de comprendre pourquoi l'ordre des mots engage deux généalogies : celle de la forme commune qui discipline les intérêts, et celle de la puissance égalitaire qui conteste la distribution des places.
Aristote : le commun contre la faction
Dans le livre III de la Politique, Aristote classe les gouvernements selon deux critères : combien gouvernent, et en vue de quel intérêt. Lorsqu'un seul gouverne pour le bien commun, il parle de royauté ; lorsqu'un petit nombre gouverne pour le bien commun, d'aristocratie ; lorsque le grand nombre le fait, de politeia, terme traduit selon les éditions par république, régime constitutionnel ou gouvernement politique.
À chaque forme correcte correspond une déviation : tyrannie, oligarchie et démocratie. La démocratie aristotélicienne n'est donc pas notre idéal constitutionnel. Elle désigne le gouvernement des pauvres, généralement les plus nombreux, lorsqu'ils gouvernent dans leur intérêt particulier plutôt qu'en vue du commun. Le symétrique de la démocratie n'est pas ici le despotisme mais l'oligarchie, gouvernement des riches pour eux-mêmes.
Cette classification contient un héritage durable : la peur que la partie se prenne pour le tout. Le riche peut capturer la cité au nom de sa richesse ; le grand nombre peut faire de sa force numérique une propriété du bien. La bonne constitution doit composer les groupes, prévenir la guerre civile et orienter la décision vers un intérêt qui puisse se dire commun.
Mais qui reconnaît cet intérêt ? La notion peut protéger la cité contre la prédation d'une classe. Elle peut aussi autoriser ceux qui prétendent posséder la science du commun à écarter les demandes populaires comme factieuses. Dès l'origine, le langage républicain du bien commun possède deux faces : critique de l'appropriation privée du politique, et possibilité de disqualifier le conflit au nom d'une unité supérieure.
Notre distinction apparaît déjà. Une république démocratique pourrait être la forme correcte qui admet la participation du grand nombre à condition qu'il serve un commun défini par la constitution. Une démocratie républicaine demanderait comment le grand nombre participe à la définition même de ce commun, sans réduire celui-ci à l'addition de ses préférences immédiates.
Montesquieu : la démocratie comme espèce de république
Dans De l'esprit des lois, Montesquieu distingue trois natures de gouvernement : républicain, monarchique et despotique. Le gouvernement républicain est celui où le peuple en corps, ou seulement une partie du peuple, détient la souveraine puissance. S'il s'agit du peuple en corps, la république est démocratique ; si une partie seulement gouverne, elle est aristocratique.
La démocratie devient ainsi une espèce du genre république. L'ordre logique correspond presque littéralement à notre première expression. La république établit la nature du gouvernement ; démocratique précise qui y détient la puissance.
Montesquieu associe à la république un principe : la vertu politique, entendue non comme sainteté personnelle mais comme amour des lois et de la patrie, capacité à préférer l'intérêt commun. Il sait aussi que les institutions doivent suppléer les vertus défaillantes, distribuer les pouvoirs et adapter les lois aux mœurs, au territoire, au commerce et à l'histoire.
La force de ce modèle est son refus d'une démocratie sans forme. Sa limite est la présupposition d'un commun suffisamment constitué pour demander aux citoyens de l'aimer. Si l'ordre républicain protège une distribution inégalitaire des terres, des richesses ou des statuts, l'invocation de la vertu peut transformer la soumission à cet ordre en devoir civique.
La vertu devient alors la qualité demandée aux dominés pour ne pas troubler une chose publique dont ils n'ont pas défini les frontières.
Rousseau : souveraineté du peuple, gouvernement distinct
Rousseau complique le tableau parce qu'il sépare le souverain et le gouvernement. Le souverain est le peuple lorsqu'il forme la volonté générale ; le gouvernement est le corps intermédiaire chargé de l'exécution des lois. Une monarchie peut donc être le gouvernement d'un État dont la souveraineté demeure populaire. Inversement, ce que Rousseau appelle démocratie au sens strict — le peuple exerçant directement le gouvernement — lui paraît convenir à des conditions si exigeantes qu'il écrit qu'elle serait faite pour « un peuple de dieux ».
La république n'est pas chez lui le simple contraire de la monarchie. Est républicain l'État régi par des lois, c'est-à-dire par des actes de la volonté générale. Le problème décisif est moins le nombre de magistrats que la source et la généralité de la loi.
Cette distinction protège une idée forte : déléguer l'exécution ne signifie pas céder la souveraineté. Mais elle ouvre un gouffre pratique. Comment le peuple forme-t-il réellement une volonté générale ? Comment éviter qu'un gouvernement, un législateur ou un parti prétende parler en son nom ? Comment une volonté peut-elle demeurer générale lorsque les conditions matérielles rendent certains citoyens dépendants d'autres ?
Rousseau refuse que la pauvreté extrême et la richesse extrême soient compatibles avec la liberté civique : nul citoyen ne devrait être assez riche pour en acheter un autre, ni assez pauvre pour devoir se vendre. Cette exigence rappelle que la frontière économique n'est pas extérieure à la démocratie. La propriété peut soutenir l'indépendance ; sa concentration peut dissoudre la condition d'égalité à partir de laquelle la volonté commune devient pensable.
La postérité a pourtant souvent retenu une souveraineté abstraite, séparée des pouvoirs économiques qui forment les citoyens avant le vote. La République affirme que le peuple est souverain ; l'organisation sociale décide qui arrive à l'assemblée avec le temps, la sécurité, le savoir et l'indépendance nécessaires pour l'être effectivement.
Kant : le républicanisme contre la démocratie directe
Kant distingue la forme de souveraineté — autocratie, aristocratie ou démocratie selon le nombre de gouvernants — et la forme de gouvernement — républicaine ou despotique selon que les pouvoirs sont séparés et que l'exécutif obéit à des lois générales.
Dans Vers la paix perpétuelle, cette architecture conduit à une conclusion déroutante pour le vocabulaire contemporain : la démocratie directe peut être despotique si ceux qui décident la loi l'exécutent immédiatement contre une minorité, sans séparation ni représentation. Le républicanisme désigne au contraire le gouvernement représentatif et juridiquement médiatisé.
Kant donne une forme rigoureuse à la méfiance envers l'identité immédiate des gouvernants et des gouvernés. Une majorité présente n'est pas le peuple comme idée de la totalité des citoyens. L'État de droit protège cette différence.
Mais le remède a son prix. Plus la volonté publique est médiatisée, plus ceux qui maîtrisent les institutions peuvent transformer la médiation en dépossession. La représentation empêche l'instant majoritaire de tout absorber ; elle peut également constituer un corps politique spécialisé qui n'est contrôlé qu'à intervalles espacés. Le droit empêche la volonté de devenir arbitraire ; il peut aussi cristalliser les victoires anciennes et rendre les transformations nouvelles extraordinairement coûteuses.
La tension moderne est installée : nous avons besoin de formes que la démocratie ne puisse détruire dans un mouvement de passion, et de moyens par lesquels la démocratie puisse réviser les formes qui organisent durablement sa propre impuissance.
Des fondateurs contre le mot, des usages déjà concurrents
Francis Dupuis-Déri étudie les usages politiques de démocratie dans les discours, pamphlets et correspondances des États-Unis et de la France. Dans Démocratie. Histoire politique d'un mot (2013, nouvelle édition 2025), il décrit un mouvement général : dépréciation du peuple assemblé chez plusieurs fondateurs, revendication populaire du mot, puis légitimation des régimes électifs sous ce nom. Il appelle agoraphobie politique la disqualification de la capacité du peuple assemblé à gouverner. Ce schème doit être établi dans chaque argument, et distingué d'une objection précise à une procédure.
Le Federalist n° 10 (ouvre dans une nouvelle fenêtre), publié par James Madison en 1787, oppose la démocratie où les citoyens gouvernent en personne à la république fondée sur la représentation. Celle-ci doit améliorer le jugement public et limiter les effets des factions, définies par l'atteinte aux droits d'autrui ou aux intérêts durables de la communauté. Madison vise notamment les projets de nivellement des propriétés. Il protège aussi les minorités contre une majorité oppressive : réduire son argument à la seule défense des possédants manquerait une partie de sa justification.
Le 7 septembre 1789, Sieyès distingue lui aussi gouvernement représentatif et démocratie dans son intervention sur le veto royal. La Constitution du 3 septembre 1791 (ouvre dans une nouvelle fenêtre), titre III, organise l'exercice des pouvoirs par délégation. Elle institue toutefois une monarchie constitutionnelle, non une république. La restriction de l'exercice populaire direct et la forme républicaine sont deux histoires qu'il faut séparer.
La thèse de Dupuis-Déri est une interprétation de tendances dominantes, pas une unanimité des fondateurs. Hamilton défend déjà une démocratie représentative en 1777 ; Robespierre associe démocratie et délégation en 1794. Ces usages positifs précoces, étudiés au chapitre 9, interdisent une succession simple « république d'abord, démocratie ensuite ». Ils n'effacent pas les discours de rejet ; ils en bornent la portée.
Une origine ne fixe enfin ni les fonctions présentes d'une institution ni sa légitimité. L'histoire fournit des questions ; l'examen des capacités politiques et des garanties fournit les critères du jugement.
Élection : procédure démocratique ou principe aristocratique ?
L'identification moderne de la démocratie à l'élection paraît évidente. Elle ne l'était pas pour les auteurs anciens et modernes. Le tirage au sort était associé à la démocratie parce qu'il donnait à chacun une probabilité égale d'exercer une charge ; l'élection était associée à l'aristocratie parce qu'elle sélectionnait ceux que les électeurs jugeaient meilleurs, plus connus, plus riches ou plus compétents.
Dans Principes du gouvernement représentatif, Bernard Manin montre que les fondateurs des régimes représentatifs ne cherchaient pas simplement une démocratie rendue praticable à grande échelle. Ils assumaient une distinction entre le peuple et des représentants sélectionnés. Le suffrage s'est universalisé ; le caractère distinctif de l'élection n'a pas disparu. Les ressources économiques, partisanes, médiatiques et scolaires continuent de rendre certaines candidatures infiniment plus probables que d'autres. Le chapitre 9, « Manin : le caractère mixte de la représentation », confronte cette dimension aristocratique aux capacités démocratiques réelles de l'élection : reddition de comptes, renouvellement et sanction des gouvernants.
Le changement de sens retracé plus haut accompagne des conquêtes institutionnelles, notamment le suffrage universel masculin en France en 1848. Il n'épuise pas leur signification.
Ce déplacement n'implique pas que l'élection soit dépourvue de toute valeur démocratique. Elle permet l'alternance, l'autorisation et parfois la sanction. L'élargissement du suffrage est une conquête réelle, arrachée et non concédée. Mais la même conquête consolide une équivalence : plus le vote devient universel, plus il devient plausible de tenir la démocratie pour épuisée par lui. L'élection ne suffit pas à établir que le peuple gouverne, ni même qu'il détermine l'agenda sur lequel on lui demande de choisir.
Le retournement produit alors un effet dont ce traité aura besoin jusqu'à sa dernière page : demander davantage que l'élection peut désormais être présenté non comme une exigence démocratique, mais comme une menace contre « la démocratie ». Le nom du pouvoir populaire sert à défendre la limitation de son exercice.
La métacratie ajoute ici une question : qui produit les personnes et les options entre lesquelles l'élection aura lieu ? Le bulletin se situe à la fin d'une chaîne de sélection : financement, partis, sondages, médias, règles électorales, expertise administrative, accès au temps de parole. La démocratie réduite au vote intervient lorsque de nombreux choix de qualification ont déjà été accomplis.
Les deux Révolutions selon Arendt et Howard
Dans De la révolution, Hannah Arendt oppose fortement les expériences américaine et française. La première aurait réussi à fonder un espace politique durable parce qu'elle se concentrait sur la liberté publique et la constitution du pouvoir ; la seconde se serait perdue lorsque la « question sociale », la misère et la compassion auraient envahi le politique.
Cette lecture a une puissance réelle : elle rappelle qu'une révolution ne devient libre qu'en instituant des lieux où les citoyens peuvent agir ensemble. Elle met en garde contre un pouvoir qui prétend résoudre administrativement la société au lieu de préserver sa pluralité.
Elle est aussi contestable. La Révolution américaine reposait sur l'esclavage, l'expropriation des peuples autochtones et une distribution fortement inégale de la propriété. Ce qui apparaissait comme une société civile autonome à certains fondateurs était, pour d'autres, un ordre de domination. La distinction du politique et du social pouvait laisser hors scène les conditions matérielles de la liberté publique.
Dick Howard reprend le contraste sans en faire une simple célébration américaine. Il insiste sur la « révolution de 1800 », l'alternance pacifique des partis, puis sur Marbury v. Madison et le contrôle juridictionnel. La démocratie républicaine ne résulte pas d'une formule constitutionnelle parfaite : elle tient au mouvement entre institutions qui se limitent et se relancent mutuellement. Howard rappelle aussi l'arrêt Dred Scott de 1857, où la Cour suprême plaça l'esclavage et le statut d'un homme noir dans l'orbite des droits de propriété. L'institution destinée à défendre les droits peut constitutionnaliser la domination lorsque la définition des titulaires et des biens est elle-même injuste.
La leçon n'est donc ni « la Cour sauve la démocratie » ni « le juge confisque la souveraineté ». Elle est que la démocratie républicaine exige plusieurs scènes de jugement et la possibilité de contester les catégories que chacune utilise.
République, démocratie, État de droit : trois questions
Pour sortir de la confusion, je propose de rapporter les trois notions à trois questions distinctes.
La république demande : quelle forme durable donnons-nous à la chose commune ? Elle s'intéresse aux lois, aux offices, à la continuité, aux vertus civiques et à la prévention de l'appropriation du pouvoir par un intérêt particulier.
La démocratie demande : qui peut participer à l'institution de cette forme et en contester les partages ? Elle porte l'égalité politique, l'extension du demos, le contrôle des gouvernants et la capacité de transformer ce qui était présenté comme naturel.
L'État de droit demande : selon quelles normes, garanties et procédures le pouvoir peut-il agir ? Il protège les personnes contre l'arbitraire, stabilise les attentes et rend le gouvernement contestable devant des institutions distinctes.
Ces trois exigences peuvent s'appuyer. Elles peuvent aussi entrer en conflit. Un État de droit peut protéger une république oligarchique. Une majorité démocratique peut menacer les droits d'une minorité. Une juridiction peut défendre les libertés et figer une constitution économique. Une administration publique peut assurer la continuité d'un service et soustraire ses orientations aux usagers.
Une démocratie républicaine ne résout pas ces tensions par définition. Elle les institue comme tensions légitimes, empêche qu'un pôle s'identifie au tout et maintient les voies de révision.
L'article premier français : une phrase, pas une hiérarchie
La Constitution du 4 octobre 1958 (ouvre dans une nouvelle fenêtre) associe à son article premier République, indivisibilité, laïcité, démocratie et caractère social. Ces qualifications ont une valeur normative ; leur ordre grammatical ne règle pas leur articulation.
La chronologie française doit être précise. En 1791, la Constitution est monarchique et représentative. La royauté est abolie le 21 septembre 1792 ; le 22 septembre, la Convention date les actes de l'an premier de la République. Le préambule de la Constitution du 4 novembre 1848 (ouvre dans une nouvelle fenêtre), II, énonce explicitement : « La République française est démocratique, une et indivisible. » C'est un jalon constitutionnel de l'adjectif, non la première apparition du mot démocratie ou la preuve d'une hiérarchie durable. Le même préambule associe cette affirmation à la propriété et à l'ordre public.
L'article 3 de 1958 énonce : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. » Omettre sa seconde voie fausserait l'analyse. L'existence du référendum ne résout pas à elle seule la question de l'initiative et de la formation de l'agenda ; elle interdit de réduire le texte à la seule délégation parlementaire.
La hiérarchie pratique entre droits, continuité de l'État, exigences sociales et intervention populaire se construit dans les procédures. Pour l'apprécier, il faut suivre la manière dont une demande devient une question publique puis une décision contestable. Aucune chronologie lexicale ne dispense de cette enquête.
Sources commentées
Constitution du 4 novembre 1848, préambule, II (ouvre dans une nouvelle fenêtre) — attestation constitutionnelle explicite de la République démocratique.
Constitution de 1958, article 3 (ouvre dans une nouvelle fenêtre) — représentation et référendum, deux voies d'exercice de la souveraineté.
Francis Dupuis-Déri, Démocratie. Histoire politique d'un mot (ouvre dans une nouvelle fenêtre), Lux, 2013, nouvelle édition 2025 — enquête présentée ici ; objections et sources complémentaires au chapitre 9.
Aristote, Politique, livre III, chapitres 6 à 8 — classification des formes correctes et déviées selon l'intérêt commun ou particulier.
Montesquieu, De l'esprit des lois, livres II à V — démocratie et aristocratie comme espèces de la république.
Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, livres II et III — souveraineté, loi, république et formes de gouvernement.
Immanuel Kant, Vers la paix perpétuelle et Doctrine du droit — distinction entre forme de souveraineté et forme républicaine du gouvernement.
Bernard Manin, Principes du gouvernement représentatif, 1995 — caractère distinctif de l'élection et histoire des institutions représentatives.
James Madison, The Federalist n° 10 (ouvre dans une nouvelle fenêtre), 1787 — définition de la démocratie comme assemblée gouvernant en personne, de la république comme système de représentation, et justification du filtrage des factions.
Constitution française du 3 septembre 1791, texte publié par l'Élysée (ouvre dans une nouvelle fenêtre) — titre III : souveraineté nationale exercée par délégation, caractère représentatif, fonction électorale des assemblées primaires.
Francis Dupuis-Déri, Démocratie. Histoire politique d'un mot, 2013 — corpus de discours, pamphlets et journaux montrant que la distinction république/démocratie était opératoire dans le moment constituant ; deux temps du retournement lexical.
Diane Lamoureux, compte rendu dans le Bulletin d'histoire politique (ouvre dans une nouvelle fenêtre), 2014 — synthèse des thèses de l'ouvrage et des repères chronologiques retenus.
Hannah Arendt, De la révolution, 1963 — contraste des Révolutions américaine et française, discuté ici plutôt qu'adopté.
Dick Howard, « République démocratique ou démocratie républicaine ? » (ouvre dans une nouvelle fenêtre) — démocratie républicaine comme jeu institué du jugement.
CEVIPOF, La Démocratie — bibliographie commentée (ouvre dans une nouvelle fenêtre), cahier n° 36 — repères sur la distinction démocratie/république.
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