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serard@dev00:~/cv

1. Objet et méthode

Le document analysé est la transcription française de la vidéo de Marc Endeweld publiée par Le Média le 18 mai 2020 sous le titre « Révélations : Qwant, boulet d’État » :

  • source analysée : transcription_YT_tOb7g9bXDzM_Qwant boulet d Etat.txt, 163 lignes ;
  • référence correspondante dans le corpus voisin : pièce P38 ;
  • corpus A : workspace StephaneErard_FrenchExDev_Cv, en particulier content/blog/qwant/ et content/blog/qwant-live-suicide/ ;
  • corpus B : workspace voisin AttaQwant/__POINAT_MED, en particulier P15, P38, P47, P48, P72, P77, P78 et P80.

L’analyse distingue quatre niveaux :

  1. fait directement établi par une pièce primaire ou officielle ;
  2. fait fortement corroboré, mais dont la source disponible reste incomplète ou dérivée ;
  3. interprétation journalistique ou opinion, compatible ou non avec les faits ;
  4. allégation non suffisamment corroborée par les deux corpus examinés.

Cette note est une analyse documentaire. Elle ne constitue ni une expertise judiciaire ni une décision sur une qualification civile ou pénale.

2. Conclusion générale

La thèse centrale de la vidéo est substantiellement corroborée sur trois points :

  1. Qwant a bénéficié d’un soutien institutionnel considérable au nom de la vie privée et de la souveraineté numérique ;
  2. son service de recherche demeurait structurellement dépendant de Bing/Microsoft, dans une proportion que Qwant ne savait pas expliquer ou mesurer de manière convaincante lors de l’audit de 2019 ;
  3. l’entreprise connaissait une fragilité économique profonde et dépendait fortement de son partenariat publicitaire avec Microsoft.

La vidéo ne doit cependant pas être reprise comme si chacune de ses phrases était un constat de la DINUM ou une preuve autonome. Elle mêle :

  • narration journalistique ;
  • extraits de médias ;
  • propos de journalistes et d’intervenants ;
  • citations de dirigeants ;
  • passages attribués à des rapports non intégralement produits ;
  • commentaires ironiques ;
  • hypothèses causales sur les réseaux politiques.

Les corrections principales sont les suivantes :

  • la Caisse des Dépôts a investi 15 millions d’euros en fonds propres en 2017, et non « plus de 20 millions d’euros » sous forme d’argent versé par l’État ;
  • la BEI a accordé un prêt public européen de 25 millions d’euros, distinct de l’investissement de la CDC et distinct d’une subvention ;
  • la doctrine administrative examinée prévoyait Qwant par défaut, tout en laissant aux agents la possibilité d’utiliser un autre moteur ; la formule « installé sur tous les ordinateurs de l’État » est trop absolue ;
  • les deux interventions de 2019 doivent être décrites comme deux visites ou sessions d’un même processus d’audit, sauf production de deux rapports autonomes ;
  • les captures attribuées à la DINUM n’établissent pas directement un taux de 64 à 75 % : ce taux vient du graphique reproduit et interprété dans l’enquête P38 ;
  • l’audit ne conclut pas que Qwant ne possédait aucune technologie propre. Il relève au contraire des compétences techniques, des composants pertinents et des différences de résultats tendant à montrer une contribution propre partielle, tout en échouant à valider le fonctionnement réel et le taux d’autonomie ;
  • les affirmations relatives aux « réseaux », aux salaires des dirigeants, au turn-over et à l’audit social ne sont pas suffisamment documentées par une source primaire distincte dans les deux corpus.

La vidéo est donc une bonne source de presse de synthèse et une pièce utile de corroboration, mais non une preuve primaire universelle de toutes les propositions qu’elle contient.

3.1. Une enquête montée comme une démonstration

La transcription construit cinq séquences :

  1. promesse et soutien public — lignes 1 à 25 ;
  2. insuffisance technique et dépendance à Bing — lignes 26 à 71 ;
  3. explication par les dirigeants et leurs réseaux — lignes 72 à 133 ;
  4. fragilité financière et gouvernance — lignes 134 à 156 ;
  5. interpellation politique finale — lignes 157 à 163.

Le raisonnement est efficace : il oppose le récit public — moteur éthique, souverain, soutenu par l’État — à une réalité technique et économique beaucoup plus dépendante de Microsoft.

3.2. Une transcription qui efface les locuteurs

Le fichier ne contient ni horodatage ni identification des personnes qui parlent. Il fait se succéder sans balises :

  • la voix du narrateur ;
  • Éric Léandri ;
  • Jean-Marc Manach ;
  • Marc Endeweld ;
  • des présentateurs de télévision ;
  • Jean-Manuel Rozan ;
  • d’autres extraits médiatiques.

Cette absence réduit sa valeur de citation. Pour une réutilisation contentieuse ou éditoriale, il faut rétablir au minimum :

  • le locuteur ;
  • le minutage ;
  • la nature de l’extrait ;
  • la source originale du passage ;
  • la distinction entre citation et commentaire.

3.3. Une source non indépendante de P15

Le corpus voisin explique que P15a est une retranscription de captures P15c à P15f provenant de la même enquête P38. P15 et la transcription de la vidéo ne sont donc pas deux sources indépendantes lorsqu’ils reproduisent les mêmes pages attribuées à la DINUM.

La chaîne documentaire est :

document administratif allégué → document filmé par Le Média → captures → retranscription P15a → analyses P15b/P15g/P15h.

Cette chaîne est cohérente, mais le document administratif natif, son annexe, son enregistrement et ses données de calcul restent absents. P15b précise que les captures sont des reproductions secondaires sans signature, numéro d’enregistrement, métadonnées natives ni intégralité du rapport (P15b, lignes 38 à 50).

4. Matrice de confrontation des affirmations

Passage de la transcription Évaluation Confrontation au corpus
Qwant est présenté comme un moteur français protégeant la vie privée et contestant les GAFAM (l. 1-6) Communication établie P77 prouve que Qwant communiquait officiellement sur sa technologie d’indexation propre, son architecture indépendante, l’anonymat et l’absence de traçage. Cela établit le discours, pas l’autonomie effective.
BEI 25 M€, CDC et environ 40 M€ disponibles (l. 7-14) Noyau exact, présentation imprécise P78 établit un prêt BEI de 25 M€ et un investissement CDC de 15 M€. Il faut distinguer dette, fonds propres et éventuelles subventions d’exploitation.
« Plus de 20 M€ » investis par l’État via la CDC (l. 13-14) Non confirmé et contredit par la source officielle disponible Le communiqué officiel CDC conservé en P78 indique 15 M€ en fonds propres. P78 avertit de ne pas confondre ce montant avec le prêt BEI ou les 150 120 € de subventions d’exploitation mentionnées en 2016.
Qwant devient le moteur « officiel » et sera installé sur tous les ordinateurs de l’État (l. 15-19) Orientation réelle, formulation excessive P15a, l. 53, parle d’installation par défaut déjà pratiquée par certains ministères et précise que le choix d’un moteur alternatif demeure à la main des agents. Le corpus A parle ensuite de proposition par défaut.
Soutien politique d’Emmanuel Macron et inscription dans la « start-up nation » (l. 20-25) Contexte institutionnel établi ; intention politique interprétée Le financement BEI a été annoncé à l’Élysée lorsque Macron était ministre ; la CDC et la politique de souveraineté sont documentées. L’idée que Qwant servait l’ambition politique personnelle de Macron relève de l’analyse journalistique.
« Qwant ne marche pas, ou très mal » (l. 26-31) Jugement éditorial trop global L’audit décrit des limites graves, une V2 prototype et une autonomie non validée. Mais il relève aussi des compétences solides, des techniques pertinentes et une protection particulière de la vie privée.
Deux audits DINUM en 2019 (l. 32-34) Substantiellement corroboré, vocabulaire à préciser Le corpus situe deux visites, en juillet et septembre 2019. Il est plus prudent de parler de deux sessions ou interventions dans le même processus d’audit.
Une grande partie des réponses provient de Bing (l. 35-38) Fortement corroboré P15a établit que Qwant ne savait pas quantifier l’usage réel de Bing et qu’un scénario où l’essentiel, voire la quasi-totalité, en proviendrait ne pouvait être exclu. P38 ajoute un indicateur interprété comme 63-75 % de dépendance en 2019.
Affichage de 150 résultats Bing contre 50 Qwant ; seulement 10 pour « Le Monde » (l. 39-57) Présent dans P38, non corroboré indépendamment dans le corpus textuel examiné Ces chiffres ne figurent pas dans les captures P15a conservées. Ils doivent rester attribués au journaliste ou à Jean-Marc Manach jusqu’à production de l’annexe, du test ou des résultats bruts.
Qualification de « dark pattern » (l. 39-49) Qualification journalistique Il s’agit de l’appréciation de Jean-Marc Manach sur une présentation jugée trompeuse de l’origine ou du nombre de résultats, non d’une conclusion DINUM ni d’une qualification juridique acquise.
Décision politique destinée à sauver l’entreprise grâce à un public captif (l. 58-66) Interprétation plausible, causalité non établie Le déploiement administratif et la fragilité financière sont documentés. Le but de « sauver » Qwant et l’effet attendu sur les revenus sont une analyse du locuteur, pas une motivation officielle produite.
Fonctionnement interne toxique et turn-over important (l. 67-71) Contexte partiellement convergent, affirmation générale non prouvée ici Le corpus A contient des pièces sur des conflits, deux altercations reconnues par Savinel et une demande d’être « à l’unisson ». Il ne fournit pas, dans les pièces textuelles contrôlées, une mesure primaire du turn-over à la date de la vidéo.
Profil de Jean-Manuel Rozan, soutien à Macron et livre Macron maillot jaune (l. 74-91) Éléments biographiques journalistiques Le corpus confirme Rozan comme cofondateur et ancien président. Les détails biographiques et politiques de ce passage ne disposent pas ici d’une pièce primaire autonome, hors l’enquête elle-même.
Peur inspirée par Léandri ; audit social ; annonces médiatiques avant faisabilité (l. 92-114) Allégations de presse non consolidées par l’audit social original Les recherches textuelles ne retrouvent ces formulations que dans la transcription. La réunion rapportée par Savinel documente une communication interne collective, mais pas le contenu de l’audit social évoqué dans la vidéo.
Réseaux corses, renseignement, Thierry Gaubert, réseau CDC/ADP/Macronie (l. 115-133) Faisceau narratif non suffisamment corroboré par le corpus local Le lien causal entre ces réseaux et l’investissement CDC n’est pas établi par P77/P78. La formulation « qui expliquerait » signale elle-même une hypothèse. Elle ne doit pas devenir une affirmation factuelle sans les pièces d’actionnariat, de décision et de due diligence.
Qwant dans le rouge et restructuration (l. 134-143) Fragilité financière fortement corroborée P72/P80 documentent notamment, pour 2016, une perte de 3 743 953 €, une capacité d’autofinancement négative, 306 167 € de fonds propres et 767 € de trésorerie nette. Les comptes 2019-2020 confirment le poids du partenariat Microsoft.
Niveau de salaire préoccupant parmi les dirigeants (l. 136-139) Non vérifié par une pièce primaire identifiée dans les corpus La citation doit rester attribuée à l’enquête et à sa source alléguée. Les comptes prouvent les pertes, pas à eux seuls le caractère excessif d’une rémunération déterminée.
Départ de Léandri et changement de direction début 2020 (l. 142-156) Établi pour le changement de gouvernance Le registre et les sources du corpus A établissent sa démission de la présidence le 15 janvier 2020 et son remplacement par Jean-Claude Ghinozzi. Léandri demeurait toutefois actionnaire et conservait alors des fonctions stratégiques/consultatives.
Léandri aurait dû partir pour que l’État continue de soutenir Qwant (l. 149-152) Causalité rapportée, non démontrée par les actes sociaux seuls La pression des actionnaires est rapportée par la presse. Les documents de gouvernance prouvent la démission, pas à eux seuls cette condition causale précise.
Les « copains et réseaux » seraient préférés aux ingénieurs (l. 157-163) Question politique et conclusion éditoriale Le soutien public et les réserves techniques sont établis. Le favoritisme ou un conflit d’intérêts nécessiteraient des preuves supplémentaires ; la transcription formule d’ailleurs ce passage comme une question.

5.1. Constats directement lisibles dans P15a

Les captures retranscrites permettent raisonnablement d’écrire que :

  • la V2 était encore un prototype dont les premiers éléments étaient prometteurs mais insuffisants pour garantir son fonctionnement futur (P15a, l. 15-17) ;
  • Qwant présentait une stratégie théorique permettant de répondre à 85 % des requêtes, mais l’équipe n’a pas pu la vérifier (P15a, l. 21-32) ;
  • Qwant estimait lui-même le recours à Bing proche de 50 % au moment de l’audit, après dégradation de son index (P15a, l. 32) ;
  • l’enchaînement réel du cache, de l’index et de Bing ne correspondait pas à la présentation faite ;
  • Qwant ne savait pas expliquer précisément cet enchaînement ni quantifier son usage réel de Bing (P15a, l. 35) ;
  • l’audit ne pouvait exclure que l’essentiel ou la quasi-totalité des réponses provienne finalement de Bing (P15a, l. 35 et 60-66) ;
  • l’équipe relevait aussi des personnes techniquement compétentes, des techniques pertinentes et une attention particulière à la vie privée (P15a, l. 38, 55-58 et 68).

La conclusion rigoureuse n’est donc ni « Qwant était autonome », ni « Qwant ne possédait rien ». C’est un échec de validation opérationnelle de l’autonomie revendiquée.

5.2. Statut du taux 63-75 %

P15b apporte la correction la plus importante du corpus :

  • les captures P15 ne montrent aucun taux de 63 à 75 % ;
  • P38 reproduit un graphique présenté comme provenant du rapport ;
  • le journaliste lit ce graphique comme une contribution de l’indexeur Qwant d’environ 25 à 37 %, donc une dépendance à Bing d’environ 63 à 75 % ;
  • le rapport natif, la définition du dénominateur, les requêtes brutes et le traitement des réponses hybrides restent nécessaires (P15b, l. 251-272 et 308-323).

Correction de périmètre. Le passage de P38 décrivant la seconde visite de septembre 2019, l’« indicateur d’autonomie » et les valeurs supérieures à 75 % puis proches de 65 % ne mentionne pas le cache. Celui-ci apparaît dans un passage distinct relatif à l’annexe technique et à des incohérences de durée de conservation. Il ne faut donc ni expliquer ces taux par le cache, ni faire du cache une source autonome : un résultat Bing temporairement stocké puis resservi demeure un résultat d’origine Bing.

Formulation recommandée :

Les captures attribuées à la DINUM établissent que Qwant ne savait pas quantifier son recours réel à Bing et qu’un scénario où l’essentiel, voire la quasi-totalité, des réponses en proviendrait ne pouvait être exclu. L’enquête P38 reproduit en complément un indicateur attribué au rapport, interprété par le journaliste comme une dépendance d’environ 63 à 75 % sur une période de 2019 ; le passage correspondant ne mentionne pas le cache, et cette mesure doit encore être confirmée par la note native, son annexe et les données de calcul.

5.3. Ce que la vidéo omet

Pour servir sa démonstration, la vidéo insiste sur les réserves et minimise plusieurs constats favorables :

  • compétences techniques solides ;
  • mention, dans un passage distinct, d’un cache, d’un index et de mécanismes d’appel ; cette mention n’est pas le fondement de l’indicateur 63–75 % et n’atténue pas l’origine Bing des résultats ;
  • différences entre certains résultats Qwant et Bing, tendant à montrer une contribution propre partielle ;
  • pertinence générale des techniques de la V1 ;
  • protection particulière de la vie privée observée dans le périmètre et au moment de l’audit ;
  • possibilité laissée aux agents publics d’utiliser un moteur alternatif.

Ces omissions ne renversent pas le constat de dépendance. Elles empêchent seulement de transformer l’audit en conclusion absolue selon laquelle « Qwant ne marche pas » ou n’aurait jamais possédé la moindre technologie propre.

6.1. Nature des concours publics

P78, fondé sur des sources officielles, impose la ventilation suivante :

Opération Montant Nature Date
BEI / InnovFin 25 M€ prêt public européen à long terme octobre 2015
Caisse des Dépôts 15 M€ investissement en fonds propres février 2017
Subventions d’exploitation visibles dans Diane 150 120 € origine et régime non identifiés par P72 exercice 2016

Le cumul BEI + CDC donne bien un ordre de grandeur de 40 M€ de concours institutionnels, mais il ne s’agit ni de 40 M€ de subventions, ni de 40 M€ versés par l’État français, ni nécessairement de 40 M€ de trésorerie simultanément disponible.

La narration de la vidéo est donc juste sur l’ampleur générale et imprécise sur la nature juridique et comptable.

6.2. Dépendance économique à Microsoft

P80 établit directement que :

  • le chiffre d’affaires 2016 était principalement issu des bandeaux publicitaires ;
  • le contrat Microsoft avait conduit à la mise en place d’annonces fin juillet 2016 ;
  • en 2019, environ 90 % du chiffre d’affaires provenait des bandeaux publicitaires ;
  • en 2020, environ 90 % du chiffre d’affaires provenait des bandeaux publicitaires via Microsoft ;
  • l’écart brut/net de commissions documenté atteint 3 953 679 € sur 2019-2020.

Cela confirme que Microsoft n’était pas seulement un fournisseur technique d’appoint. Le partenariat était aussi central dans la monétisation.

Cette preuve économique ne permet toutefois pas, sans contrats, grands livres et balances auxiliaires, de ventiler précisément :

  • Bing Search ;
  • Microsoft Advertising ;
  • Azure ;
  • les commissions ;
  • les éventuels coûts ou partages de revenus.

6.3. Fragilité financière

Le rapport Diane repris en P72/P80 fournit une photographie particulièrement forte de 2016 :

  • chiffre d’affaires : environ 509 789 € ;
  • perte : 3 743 953 € ;
  • capacité d’autofinancement : –2 155 949 € ;
  • fonds propres : 306 167 € ;
  • dettes financières : environ 8,12 M€ ;
  • trésorerie nette : 767 €.

Ces chiffres corroborent la fragilité économique et le besoin de financement. Ils ne prouvent pas à eux seuls :

  • une fraude ;
  • une insolvabilité permanente ;
  • un gaspillage intentionnel ;
  • un salaire excessif déterminé ;
  • que les investisseurs ont été trompés.

P78 et P77 demandent justement de rechercher les documents de due diligence, les déclarations remises aux financeurs et les garanties contractuelles avant de tirer une conclusion sur une éventuelle tromperie.

7.1. Ce qui est établi

Le corpus A établit la succession de gouvernance :

  • Jean-Manuel Rozan a été président statutaire de 2011 à 2016 ;
  • Éric Léandri lui a succédé ;
  • Léandri a démissionné de la présidence le 15 janvier 2020 ;
  • Jean-Claude Ghinozzi l’a remplacé ;
  • Léandri est resté actionnaire et a conservé, au moins initialement, des fonctions stratégiques et consultatives.

Le changement de direction raconté par la vidéo est donc établi, mais la formule « évincé » décrit une lecture politique ou journalistique plus qu’un statut juridique.

7.2. Ce que le corpus interne apporte sur le climat

Le témoignage attribué à Sampson Savinel, analysé dans le corpus A, permet raisonnablement de soutenir :

  • l’existence d’une réunion de Léandri consacrée au recours à une interface extérieure ;
  • la présentation par la direction de ce recours comme ponctuel ;
  • une demande adressée aux salariés d’être « à l’unisson » ;
  • l’existence de deux altercations entre Stéphane Erard et le responsable du site de Nice.

Il ne prouve pas seul :

  • un harcèlement juridiquement constitué ;
  • le volume réel de recours à Bing ;
  • une consigne explicite de mentir ;
  • la réalité d’un turn-over massif ;
  • le contenu de l’audit social cité dans la vidéo ;
  • que tous les salariés partageaient la même appréciation de Léandri.

Ce matériau converge avec le thème d’une communication interne contrôlée, mais ne remplace pas l’audit social original annoncé aux lignes 103 à 109 de la transcription.

7.3. Réseaux et causalité du financement

La vidéo rapproche :

  • les relations politiques de Rozan ;
  • les réseaux corses et de renseignement attribués à Léandri ;
  • Thierry Gaubert ;
  • la Caisse des Dépôts ;
  • la privatisation d’ADP ;
  • la Macronie.

Même si certains éléments biographiques peuvent être publiquement vérifiables, le corpus local examiné ne produit pas la chaîne probatoire nécessaire pour conclure que ces relations ont déterminé l’investissement.

Pour établir cette causalité, il faudrait notamment :

  • la table de capitalisation historique complète ;
  • les procès-verbaux des comités d’investissement ;
  • le dossier de due diligence ;
  • le rapport Cardiweb/CDC natif ;
  • les déclarations et garanties de Qwant ;
  • les courriels entre décideurs ;
  • les règles de prévention des conflits d’intérêts ;
  • la preuve du rôle concret de chaque personne citée.

La bonne formulation reste : la vidéo avance une hypothèse de réseau à instruire, non un favoritisme démontré.

8.1. Apports utiles

La vidéo constitue une corroboration extérieure utile pour montrer qu’en mai 2020 :

  • les réserves de la DINUM étaient devenues un sujet public ;
  • la dépendance majoritaire possible à Bing était relayée par une enquête journalistique ;
  • le récit de souveraineté de Qwant était publiquement contesté ;
  • les financements publics et la gouvernance étaient examinés conjointement ;
  • l’alerte technique de Stéphane Erard n’était pas isolée dans le débat public.

Elle peut donc soutenir :

  • le contexte d’intérêt général ;
  • la plausibilité et le sérieux d’une alerte sur l’autonomie ;
  • la connaissance publique de l’enquête avant certaines échéances judiciaires ultérieures ;
  • la nécessité d’obtenir le rapport DINUM natif et le dossier CDC/Cardiweb.

8.2. Ce qu’elle ne prouve pas

La vidéo ne prouve pas à elle seule :

  • la fraude alléguée lors de l’audit CDC de 2016 ;
  • l’intention de tromper la CDC ou la BEI ;
  • la connaissance exacte qu’avaient les investisseurs du contrat Microsoft ;
  • le déploiement en production de chaque commit ou branche Git ;
  • le flux de données personnelles vers Microsoft Advertising ;
  • le lien causal entre l’alerte, le licenciement et les préjudices médicaux ;
  • le harcèlement allégué ;
  • la faute professionnelle d’un avocat ;
  • une infraction pénale ou un favoritisme.

Ces questions reposent sur d’autres pièces et doivent conserver leur propre démonstration.

8.3. Attention au double comptage des sources

Il serait erroné de compter comme confirmations indépendantes :

  • la vidéo P38 ;
  • la transcription de cette vidéo ;
  • les captures P15c-P15f extraites de cette vidéo ;
  • la retranscription P15a de ces captures ;
  • les articles du workspace qui résument P38 et P15a.

Il s’agit de plusieurs dérivés d’une même chaîne de publication. Les confirmations réellement distinctes sont plutôt :

  • les sources officielles CDC/BEI de P78 ;
  • les comptes sociaux de P80 ;
  • le code et l’historique Git, avec leurs limites de déploiement ;
  • les écritures judiciaires ;
  • les documents CNIL ;
  • les actes de gouvernance ;
  • l’éventuel rapport DINUM natif s’il est obtenu.

9.1. Documents les plus prudents

Deux documents offrent une bonne base méthodologique :

  • content/blog/qwant-live-suicide/37-QWANT UNE AFFAIRE D'ETAT.md distingue les faits institutionnels, l’hypothèse de présentation trompeuse et la décision judiciaire défavorable ; il corrige les montants BEI/CDC ;
  • P15b_Analyse_intrinseque_OCR_Audit_DINUM.md sépare le contenu visible des captures, les apports propres à P38, les inférences et les preuves encore manquantes.

L’analyse forensique content/blog/qwant/09_FORENSIQUE_GIT.md est également utile lorsqu’elle limite ses conclusions au chemin de code et aux tags contrôlés, sans confondre code versionné et déploiement.

content/blog/qwant/10_AUDIT_DINUM_2019.md

Ce document va au-delà des sources lorsqu’il présente :

  • l’audit comme une validation indépendante de « exactement » tout ce qui était dénoncé ;
  • le taux 64-75 % comme directement confirmé et mesuré par les captures ;
  • le déplacement de ressources de mars 2019 comme un nettoyage causé par la plainte CNIL ;
  • l’absence de respect des trois conditions comme un fait définitivement établi ;
  • certaines déclarations comme un « faux témoignage » ;
  • l’audit comme démonstration de toutes les affirmations judiciaires.

P15b corrige explicitement plusieurs de ces glissements. Il doit être considéré comme l’analyse de référence la plus récente sur P15/P38.

content/blog/qwant/11_ANALYSE_FINANCIERE.md

Ce document doit être revu lorsqu’il :

  • qualifie la CDC de « subvention » de plus de 20 M€ ;
  • mélange dette BEI, investissement CDC, subventions et soutien public ;
  • transforme la dépendance du chemin technique contrôlé en dépendance absolue et universelle à 100 % ;
  • présente un mobile économique comme preuve de fraude ;
  • affirme une impossibilité de remboursement sans citer l’acte comptable ou contractuel qui l’établit.

P78 et P80 fournissent une base plus rigoureuse.

content/blog/qwant/12_SYNTHESE_PREUVES.md

Les formulations « Qwant dépendait à 100 % de Bing », « Qwant a menti devant les juridictions » ou « convergence comme preuve » doivent être ventilées :

  • le code prouve l’origine Bing des résultats non vides sur le chemin et les tags contrôlés ;
  • il ne prouve pas seul tous les déploiements, tous les backends et toutes les périodes ;
  • une contradiction documentaire n’établit pas automatiquement l’élément intentionnel d’un mensonge judiciaire ;
  • les dérivés de P38 ne sont pas des sources indépendantes supplémentaires.

P47_Tableau_bilans_masquage_Bing.md

P47 présente le taux de 64 % comme un « fait direct externe ». P15b montre qu’il faut préciser :

  • que ce taux vient de l’interprétation journalistique d’un graphique attribué au rapport ;
  • que le rapport et les données natives restent à obtenir ;
  • que l’absence de ventilation comptable peut produire une opacité économique sans démontrer une dissimulation intentionnelle.

9.3. Règle rédactionnelle proposée

Pour tout le corpus, remplacer :

  • « prouve la fraude » par « établit un fait compatible avec l’hypothèse, laquelle exige encore… » ;
  • « 100 % Bing » par « 100 % des résultats Web non vides du chemin et des tags contrôlés avaient une origine Bing » ;
  • « taux DINUM de 64-75 % » par « taux déduit par P38 d’un graphique attribué au rapport DINUM » ;
  • « subvention CDC » par « investissement CDC de 15 M€ en fonds propres » ;
  • « 40 M€ d’argent public français » par « 15 M€ d’investissement CDC et 25 M€ de prêt public européen BEI » ;
  • « installé sur tous les postes » par « proposé ou configuré par défaut, avec maintien d’une alternative à la main des agents » ;
  • « les réseaux expliquent l’investissement » par « l’enquête avance une hypothèse de réseau dont le lien causal reste à documenter ».

10. Chronologie consolidée

Date Fait consolidé Source principale
octobre 2015 Prêt BEI/InnovFin de 25 M€ P78
juin 2016 Préparation de l’audit CDC/Cardiweb et branche de démonstration documentée corpus A, analyse Git et note audit CDC
31 décembre 2016 Situation financière très dégradée dans Diane P72/P80
2 février 2017 Investissement CDC de 15 M€ et communication sur l’indépendance, l’indexation propre et la vie privée P77/P78
juillet-septembre 2019 Audit interministériel en deux interventions ; autonomie non validée P15/P38
15 janvier 2020 Démission de Léandri de la présidence et remplacement par Ghinozzi corpus A, actes de gouvernance
18 mai 2020 Publication de l’enquête « Qwant, boulet d’État » P38 / transcription
23 mai 2024 Panne Bing affectant Qwant, indice postérieur de dépendance opérationnelle P48
février 2025 Clôture CNIL relevant notamment le caractère pseudonyme, non anonyme, de données et des insuffisances d’information corpus CNIL, distinct de la preuve d’autonomie du moteur

Les événements de 2024 et 2025 peuvent corroborer une continuité ou éclairer rétrospectivement le dossier. Ils ne doivent pas être présentés comme des mesures directes de l’architecture de 2016 ou 2019.

11. Formulation synthétique réutilisable

L’enquête de Marc Endeweld publiée par Le Média le 18 mai 2020 constitue une source de presse importante sur le contraste entre le soutien institutionnel accordé à Qwant et l’autonomie technique que l’entreprise parvenait réellement à démontrer. Les captures attribuées à l’audit DINUM montrent que Qwant ne savait pas quantifier son recours effectif à Bing, que l’enchaînement technique observé ne correspondait pas à la stratégie présentée et qu’un scénario où l’essentiel, voire la quasi-totalité, des réponses provenait de Bing ne pouvait être exclu. L’enquête reproduit en outre un indicateur interprété comme une dépendance d’environ 63 à 75 % en 2019, chiffre qui reste à confirmer par le rapport et les données natives. Le passage relatif à cet indicateur ne mentionne pas le cache ; la discussion du cache se trouve ailleurs et ne change pas l’origine Bing d’un résultat stocké puis resservi. Les sources officielles établissent séparément un prêt BEI de 25 M€ et un investissement CDC de 15 M€, ainsi qu’une communication de Qwant sur sa technologie propre, son indépendance et la vie privée. Ces éléments forment un faisceau sérieux justifiant l’instruction des informations remises aux financeurs et du fonctionnement réellement déployé ; ils ne suffisent pas seuls à établir une fraude, un favoritisme ou l’intention de tromper.

12.1. Utilité exacte du SRT

Le fichier transcription-YT-tOb7g9bXDzM.fr-sous-titres.srt contient 163 blocs horodatés couvrant la vidéo jusqu’à 00:09:46,620. Il est plus utile que la transcription en texte continu pour trois raisons :

  1. il rattache chaque proposition à un intervalle précis de la vidéo ;
  2. il permet de repérer les changements entre voix off, entretien et extrait d’archive ;
  3. il rend possible la confrontation entre la parole, le document affiché et la nature du plan utilisé.

Le SRT n’est cependant pas une source indépendante supplémentaire : il transcrit la même enquête P38. Il sert d’index temporel et de couche d’alignement, pas de corroboration.

12.2. Tableau de contrôle audiovisuel

Timecode Élément visible Parole correspondante Portée documentaire
00:00-00:25 Ancienne page de présentation de Qwant : « le moteur de recherche qui respecte votre vie privée » et « conçu et basé en France » Introduction sur les promesses françaises et protectrices de Qwant Établit le positionnement public revendiqué par Qwant, non la véracité technique de ces promesses.
00:25-00:47 Archive France 24 portant le bandeau « Le français Qwant lève 18,5 millions d’euros » Éric Léandri parle de « compléter avec 20 millions », puis la narration affirme que la CDC a investi « plus de 20 millions » L’image ne prouve pas la dernière affirmation. Au contraire, elle situe la phrase dans une séquence sur une levée totale de 18,5 M€. Les sources officielles du corpus fixent l’investissement CDC à 15 M€.
00:47-01:03 Plans de bureaux provenant notamment de Nice.fr La narration affirme que Qwant a été « installé sur les ordinateurs de l’État » Simple illustration. Aucun écran d’administration, texte normatif ou preuve de déploiement généralisé n’est montré. Le corpus établit une configuration par défaut avec alternative laissée aux agents.
01:42-02:06 Pages et extraits attribués à l’audit DINUM Commentaire sur Bing et l’absence de maîtrise technique Séquence probante, sous réserve d’authentifier le rapport complet. Les extraits visibles disent que Qwant annonçait environ 50 % de Bing, que l’audit n’a pas pu quantifier l’usage réel, que la chaîne observée ne correspondait pas à celle décrite et qu’une majorité de réponses Bing ne pouvait être exclue.
01:50-02:06 Suite des mêmes extraits DINUM Montage à charge sur la dépendance Le contrôle image révèle aussi les nuances : certains résultats paraissaient provenir de l’index Qwant et l’audit relevait de « solides compétences techniques ». Ces éléments favorables doivent accompagner les constats négatifs.
02:09-03:09 Entretien avec Jean-Marc Manach, puis captures de pages de résultats « dark pattern », impression de 150 résultats, limite de 50, puis seulement 10 résultats affichés La vidéo permet d’attribuer ces propos à l’intervenant et montre des recherches illustratives. Elle ne montre toutefois ni protocole reproductible, ni journaux réseau, ni série de tests permettant de généraliser les nombres 150/50/10.
03:54-04:33 Page « Nos valeurs » de Qwant et archives médiatiques Développement sur les fondateurs et la fabrication du récit de la société Le montage matérialise le contraste rhétorique, mais les images de site et d’archives ne prouvent pas à elles seules les parcours ou intentions attribués aux personnes.
04:33-06:03 Extraits de L’Opinion, France Inter, entretien à distance et publicité Citroën Déclarations relatives à Tristan Nitot, Guillaume Champeau, Guillaume Rozan, Éric Léandri et au partenariat Citroën La vidéo identifie des sources médiatiques et des personnes, mais le contexte complet, les dates et la portée des citations doivent être contrôlés dans les publications originales. La publicité automobile démontre l’existence d’une communication commerciale, non le niveau technique du produit.
06:03-07:58 Publicité automobile, entretien avec Marc Endeweld, puis archive LCP relative à Jean-François Gaubert Audit social, annonces faites avant développement, réseaux corses ou de renseignement, intervention de Jean‑François Gaubert La plupart de ces assertions sont portées oralement pendant que passent des images d’illustration. L’archive LCP atteste une exposition médiatique de Gaubert, mais pas le lien causal entre réseaux et décision d’investissement. Les pièces primaires restent nécessaires.
07:58-08:14 Article de La Lettre A, « Qwant s’enfonce dans le rouge », daté du 29 novembre 2018 ; extrait de presse affichant « un niveau de salaire préoccupant parmi les dirigeants de Qwant » Fragilité financière et rémunérations de dirigeants Établit que ces informations ont été publiées et reproduit un extrait attribué à la presse. Cela ne remplace pas les comptes, bulletins de paie ou le document complet permettant de vérifier les montants et leur contexte.
08:14-09:18 Archives BFM Business et France 3 sur Éric Léandri, dont le bandeau « Qwant : Éric Léandri revient sur son éviction » Restructuration et crise de gouvernance Corrobore l’existence d’une éviction publiquement commentée et d’une crise de gouvernance. Ne démontre pas, à elle seule, les causes techniques, financières ou politiques alléguées par le commentaire.
09:18-09:46 Retour à l’entretien avec Marc Endeweld Conclusion sur les risques pour les actionnaires publics et privés Conclusion analytique du journaliste, pas constat autonome d’un auditeur ou d’une autorité.

12.3. Résultat du contrôle multimodal

Le visionnage synchronisé avec le SRT renforce les parties techniques de l’enquête lorsqu’un extrait DINUM lisible est effectivement affiché. Il affaiblit en revanche plusieurs raccourcis :

  • le bandeau France 24 de 18,5 M€ ne justifie pas l’affirmation d’un investissement CDC supérieur à 20 M€ ;
  • les plans de bureaux n’établissent pas un déploiement forcé sur tous les postes de l’État ;
  • les résultats de recherche montrés illustrent les propos de Jean-Marc Manach sans fournir un protocole permettant de généraliser ses nombres ;
  • les séquences sur l’audit social, les réseaux et les salaires reposent principalement sur la parole journalistique ou des reprises de presse ;
  • les extraits de l’audit DINUM contiennent aussi des réserves favorables à Qwant que le commentaire doit conserver pour rester fidèle à la pièce.

La bonne règle d’exploitation est donc :

Un document lisible à l’écran peut corroborer son propre contenu ; une image d’illustration ou une archive montée sous une voix off ne corrobore pas automatiquement l’affirmation prononcée.

12.4. Utilisation probatoire recommandée

Pour citer la vidéo dans le dossier :

  • donner le timecode exact issu du SRT ;
  • nommer le locuteur lorsqu’il est identifiable à l’image ;
  • préciser si le passage est une déclaration, une archive de presse, une démonstration filmée ou un document primaire affiché ;
  • renvoyer, quand elle existe, à la pièce écrite indépendante qui confirme le fait ;
  • éviter de compter séparément le SRT, la vidéo, P38 et les captures P15 lorsque tous reproduisent la même chaîne éditoriale.

Corpus A — StephaneErard_FrenchExDev_Cv

  • content/blog/qwant-live-suicide/pieces/transcription_YT_tOb7g9bXDzM_Qwant boulet d Etat.txt
  • content/blog/qwant-live-suicide/pieces/transcription-YT-tOb7g9bXDzM.fr-sous-titres.srt
  • content/blog/qwant-live-suicide/37-QWANT UNE AFFAIRE D'ETAT.md
  • content/blog/qwant-live-suicide/4-SUR LES REPRESENTANTS.md
  • content/blog/qwant-live-suicide/12-SUR LE TEMOIGNAGE DE SAMPSON SAVINEL.md
  • content/blog/qwant/09_FORENSIQUE_GIT.md
  • content/blog/qwant/10_AUDIT_DINUM_2019.md
  • content/blog/qwant/11_ANALYSE_FINANCIERE.md
  • content/blog/qwant/12_SYNTHESE_PREUVES.md

Corpus B — AttaQwant/__POINAT_MED

  • INDEX_PIECES_PUBLIC.md
  • PIECES/P15a_Retranscription_Audit_DINUM.md
  • PIECES/P15b_Analyse_intrinseque_OCR_Audit_DINUM.md
  • PIECES/P15h_Post-analyse_2026_Audit_DINUM.md
  • PIECES/P38_LeMedia_Endeweld_2020-05-18.pdf
  • PIECES/P47_Tableau_bilans_masquage_Bing.md
  • PIECES/P48_Note_panne_Bing_2024-05-23.md
  • PIECES/P72_Rapport_Diane_BvD_Qwant_2011-2016.pdf
  • PIECES/P77_Qwant_Communique_Levee_Fonds_2017/P77-04_Note_confrontation_P17.md
  • PIECES/P78_Financements_Publics_CDC_BEI/P78-05_Note_nature_financements_et_portee_probatoire.md
  • PIECES/P80_Comptes_Qwant_Microsoft_Publicite_2016-2026/P80-06_Note_croisee_Pappers_BODACC_Comptes_Diane.md
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