Contexte global
Engagements publics de Qwant:
- Moteur de recherche respectueux de la vie privée
- Ne conserve pas, n'utilise pas, ne transmet pas les données personnelles
- Utilise IPv4/24 (adresses IP anonymisées) pour les appels à Bing
- Audit technique par Cardiweb auprès de la Caisse des Dépôts (principal investisseur)
Accusation générale des tweets: Qwant trompait ses utilisateurs et investisseurs en prétendant respecter la vie privée alors qu'elle transmettait en réalité des données non-anonymisées permettant du ciblage.
Tweet 1 | 5 septembre 2018
Texte exact:
"Est-ce que cela s'appliquera aux entreprises qui mentent ?"
Rapport direct avec Qwant: Accusation implicite que Qwant est une entreprise qui "ment"
Sur quoi précisément:
- Contexte: publié au moment où la procédure prud'homale approchait (13 septembre)
- Insinue que Qwant a des pratiques mensongères (sur lesquelles le tweet n'entre pas en détails)
- Qualification juridique: Injure (qualifier de "menteur")
Gravité: Faible (allusion générale, pas d'allégation factuelle précise)
Tweet 2 | 13 septembre 2018 (1)
Texte exact:
"et l'IPv4/24 du user ainsi que son user agent ?"
Rapport direct avec Qwant:
- Remet en question les pratiques d'anonymisation de Qwant
- IPv4/24 = la technologie qu'utilise Qwant pour anonymiser selon ses engagements
Sur quoi précisément:
- Insinue que transmettre "l'IPv4/24 du user ainsi que son user agent" à Bing constitue un problème
- Sous-entendu: ces deux données combinées permettraient le ciblage publicitaire
- Faux: IPv4/24 (adresse tronquée) ne permet pas identification. User agent seul ne permet pas identification croisée.
Qualifications juridiques:
- Diffamation (allégation implicite de fausses pratiques)
- Injure (suggère que Qwant triche)
Gravité: Moyenne (allégation implicite mais ciblée sur la technologie clé de Qwant)
Tweet 3 | 13 septembre 2018 (2)
Texte exact:
"Quelqu'un saurait retrouver ce papier de recherche déclarant qu'avec un nuage d'IPs pseudo anonymisés on pouvait identifier les personnes ?"
Rapport direct avec Qwant:
- Remet en question le fondement scientifique des pratiques d'anonymisation de Qwant
- "Pseudo anonymisés" = suggère que les données de Qwant ne sont PAS vraiment anonymisées
- Vise directement la promesse centrale de Qwant: "nous anonymisons"
Sur quoi précisément:
- Insinue qu'il existe une preuve scientifique que les adresses IP partiellement anonymisées (comme IPv4/24) permettent l'identification des personnes
- Suggère implicitement que Qwant envoie donc des données permettant l'identification (contrairement à ses engagements)
- Faux: Erard, développeur chez Qwant, savait que IPv4/24 ne permet pas l'identification.
Qualifications juridiques:
- Diffamation (imputation d'un faux fait: "ces données permettent identification")
- Aggravation: Erard se présente comme ancien salarié (crédibilité accrue)
Gravité: HAUTE (attaque directe au cœur de la promesse de Qwant)
Tweet 4 | 16 septembre 2018
Texte exact:
"ce qu'il y a de cool maintenant que c'est passé, c'est que je peux tweeter sans que Laurent Salem, avocat de Qwant, appelle mon avocate pour lui dire « votre client tweete encore gna gna gna » et ils n'ont jamais porté plainte en diffamation. Malgré leurs menaces"
Rapport direct avec Qwant:
- Critique la réaction de Qwant à ses tweets précédents
- Mention explicite de l'avocat de Qwant (Laurent Salem)
- Sous-entendu: Qwant a menacé sans agir
Sur quoi précisément:
- Insinue que Qwant menaçait de poursuites (pour diffamation) sans jamais les engager
- Suggère implicitement: "vous mentez à votre propre avocate"
- Rapport avec les accusations: Erard affirme implicitement que ses tweets étaient vrais (puisque Qwant n'a pas osé poursuivre)
Qualifications juridiques:
- Contexte de communication/défense (moins grave que les accusations factuelles)
Gravité: Moyenne (caractère de propagande plutôt que diffamation précise)
Tweet 5 | 18 septembre 2018 (1) - LE PLUS GRAVE
Texte exact:
"Bon, maintenant @qwant_FR si nous parlions de l'audit fait par @cardiweb pour la @caissedesdepots ? et les manipulations de codes qui ont eu lieu pour « retirer » ce qui était « sensible » (mot de @jcchemin) ?"
Rapport direct avec Qwant:
- Accuse Qwant de manipulation lors de l'audit Cardiweb
- Cardiweb = auditeur mandaté par la Caisse des Dépôts et Consignations (principal investisseur)
- Caisse des Dépôts = investisseur majeur ayant participé après audit technique
Sur quoi précisément:
- Insinue que Qwant a intentionnellement modifié ou caché du code avant l'audit
- "Retirer ce qui était « sensible »" = Qwant aurait volontairement dissimulé des éléments compromettants
- Implication: L'audit n'a pas vu la véritable architecture. Qwant a TROMPÉ l'auditeur.
- Implication secondaire: Qwant a TROMPÉ l'investisseur (Caisse des Dépôts) en le laissant entrer au capital sous de fausses prémisses
Qualifications juridiques:
- Diffamation (imputation d'un faux fait: "manipulation/tromperie de l'auditeur")
- Aggravation 1: Erard était employé au moment de l'audit → parle avec "crédibilité d'initié"
- Aggravation 2: Implique une fraude envers un investisseur majeur
- Aggravation 3: Tweet public visant les investisseurs
- Aggravation 4: Accuse nominativement JC Chemin (un mot entre guillemets, dont il cite l'usage)
Gravité: EXTRÊMEMENT HAUTE (accusation d'escroquerie envers investisseur)
Tweet 6 | 18 septembre 2018 (2)
Texte exact:
"Donc, « mentir » était techniquement nécessaire si je vous ai bien compris ?"
Rapport direct avec Qwant:
- Synthèse des accusations précédentes
- Reprend le mot "mentir" en référence aux tweets précédents
Sur quoi précisément:
- Conclut que Qwant a MENTI
- Insinue: "Qwant devait mentir pour fonctionner"
- Relie implicitement à:
- L'anonymisation (tweets 2-3): "on ne pouvait pas vraiment anonymiser"
- L'audit (tweet 5): "on ne pouvait pas montrer la vérité aux auditeurs"
Qualifications juridiques:
- Injure (qualification de "menteur")
- Diffamation (synthèse/consolidation des accusations précédentes)
Gravité: Haute (résumé accusateur réaffirmant les thèses antérieures)
Tweet 7 | 18 septembre 2018 (3)
Texte exact:
"Diffamation ? Qwant était bien (et l'ai encore) un proxy vers Bing. @qwant_FR quand vous voulez pour la plainte en diffamation, j'ai le code source."
Rapport direct avec Qwant:
- Provocation directe envers Qwant
- Réfère au système technique core de Qwant
Sur quoi précisément:
- Affirme que Qwant est "un proxy vers Bing" (et non un moteur autonome comme promis)
- Implique: Qwant n'a jamais développé son propre moteur, se contente de relayer Bing
- Sous-entendu: Qwant ment sur ses capacités technologiques
- "j'ai le code source" = menace de preuve publique
Qualifications juridiques:
- Diffamation (imputation: "Qwant est juste un proxy Bing, pas un vrai moteur")
- Qualification ambiguë: Était-ce techniquement vrai que Qwant utilisait Bing ? Oui, mais:
- Qwant le mentionnait sur sa FAQ (transparence)
- Qwant développait aussi sa propre indexation en parallèle
- Qualifier cela de simple "proxy" est une misreprésentation/réduction falsifiée
Gravité: Haute (attaque à la crédibilité globale de Qwant)
Tweet 8 | 19 octobre 2018
Texte exact:
"Quand Qwant envoie mon IPv4/24 à Bing Ads pour mieux me cibler et en vendant cette donnée d'une manière ou d'une autre"
Rapport direct avec Qwant:
- Accuse Qwant de transmission de données
- Accuse Qwant de vente/monétisation de données utilisateur
Sur quoi précisément:
- Insinue que Qwant envoie IPv4/24 à "Bing Ads" (la plateforme publicitaire) spécifiquement "pour mieux cibler"
- Faux: Bing ads reçoit IPv4/24 pour permettre à Bing de servir des annonces (transparence), pas pour "ciblage ultérieur"
- Insinue que Qwant "vend" les données
- Faux: Bing Ads reçoit les données pour affichage d'annonces, pas parce que Qwant les vend
Qualifications juridiques:
- Diffamation (imputations factuelles fausses: "ciblage", "vente de données")
- Double implication: Qwant viole la vie privée ET essaye de monétiser les données
Gravité: Très haute (accuse de violation systématique des engagements de privacy)
Thème 1 | "Qwant n'anonymise pas vraiment" (Tweets 2, 3)
- Allégation: Les données IPv4/24 permettent l'identification
- Réalité: IPv4/24 est une adresse tronquée ne permettant pas l'identification
- Grave: Attaque le fondement technologique de Qwant
Thème 2 | "Qwant a trompé son auditeur et son investisseur" (Tweet 5)
- Allégation: Manipulations de code avant l'audit Cardiweb
- Grave: Accusation d'escroquerie envers la Caisse des Dépôts
- **LE PLUS GRAVE: Remet en question la légitimité des investisseurs
Thème 3 | "Qwant vend les données utilisateur" (Tweet 8)
- Allégation: Qwant vend IPv4/24 à Bing Ads pour ciblage
- Réalité: Bing Ads les reçoit pour affichage d'annonces (transparence contractuelle)
- Grave: Violation des engagements de privacy
Thème 4 | "Qwant est juste un proxy Bing" (Tweet 7)
- Allégation: Pas d'innovation technologique propre
- Contexte: Qwant mentionnait effectivement l'utilisation de Bing, mais développait aussi sa propre indexation
- Grave: Remet en question le modèle business central
Profil du diffamateur
Stéphane Erard:
- Employé chez Qwant (2015-2017) = crédibilité accrue ("ancien salarié" / "informaticien")
- Dénonciation interne de la transmission Bing Ads (juillet 2016)
- Licencié (septembre 2016) après dénonciation → tweets de mars 2017 → lettre de confirmation du licenciement (mai 2017)
- Procédure prud'homale en cours (jugement 13 décembre 2018)
- Tweets publics (septembre-octobre 2018) = continuation de sa dénonciation 2016
- Motivation: Dénonciation de lanceur d'alerte (données transmises sans base légale)
Aggravation de la diffamation:
- Utilise sa qualité d'ancien salarié (fausse autorité technique)
- Twitter = médium public et privilégié des journalistes
- Tweets publiés juste avant le jugement prud'homal (volonté de nuire)
- Accumulation de tweets créant une campagne coordonnée d'attaques
Tableau de synthèse
| Tweet | Date | Sujet | Gravité | Type pénal |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 5 sept | "Ment" (général) | Faible | Injure |
| 2 | 13 sept | IPv4/24 + user agent | Moyenne | Diffamation |
| 3 | 13 sept | IPs pseudo-anon → identification | Haute | Diffamation |
| 4 | 16 sept | Menaces creuses de Qwant | Moyenne | Contexte |
| 5 | 18 sept | Manipulations audit | EXTRÊME | Diffamation |
| 6 | 18 sept | Synthèse "ment" | Haute | Injure/Diffamation |
| 7 | 18 sept | Proxy Bing | Haute | Diffamation |
| 8 | 19 oct | Vend données à Bing Ads | Très haute | Diffamation |
Affirmations fausses que Qwant a faites publiquement (tweets 2, 3, 8)
Qwant a déclaré explicitement dans sa Privacy Policy (2017-2020) :
- "Aucune donnée transmise à des prestataires techniques externes" — FAUX (Microsoft reçoit les données depuis au moins 2016)
- "Publicité exclusivement basée sur le mot-clé" — FAUX (IPv4/24 + user agent sont aussi transmis)
- "Données anonymisées" — FAUX (la CNIL a signifié en 2015 l'insuffisance de l'anonymisation) et FAUX (Microsoft reçoit IP/24=>issue de donnée personnelle et peut être donnée personnelle dès 2016 sans information ni base légale)
Statut juridique: Ces affirmations ne sont pas des "allegations" — elles sont documentées comme fausses par:
- Les preuves techniques (code source qu'Erard cite)
- La documentation Qwant elle-même (évolution 2020-2025 où elle admet les transmissions)
- L'audit CNIL 2025 qui confirme les violations RGPD
Omissions volontaires que Qwant a cachées (tweet 5 — audit Cardiweb 2016)
Qwant n'a JAMAIS mentionné publiquement l'audit Cardiweb (2016) mandaté par la Caisse des Dépôts et Consignations:
- Investissement BEI (2015) = 25M€ (condition: audit technique)
- Audit Cardiweb (2016) = audit technique mandaté par la Caisse des Dépôts
- Jamais divulgué aux utilisateurs ou à la CNIL dans la policy
- Erard l'a découvert en tant qu'employé → c'est la raison de sa dénonciation (juillet 2016)
Statut juridique: Ce n'est pas une "critique d'affirmation" — c'est une dénonciation d'une omission : Qwant a caché un document fondamental qui aurait exposé la transmission Bing Ads.
Tableau factualisant : Texte / Interprétation Qwant / Démonstration
| # | Date | Texte exact du tweet | Affirmation Qwant critiquée | Ciblage / Audience | Interprétation / Appréciation de Qwant | Éléments contre-factuels (contre Qwant 2026) | Ce que ça semble démontrer contre Erard (appréciation Qwant) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 5 sept 2018 | "Est-ce que cela s'appliquera aux entreprises qui mentent ?" | Aucune affirmation Qwant critiquée explicitement Énoncé générique : "aux entreprises qui mentent" Aucune mention de Qwant, donc pas de critique ciblée |
Aucune mention de Qwant / Laurent Salem / @mentions Énoncé générique sans destinataire explicite |
Qualification de "menteur" (Injure) — Article 29 alinéa 2 et article 33 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881 - Qualification sans preuve ni contexte factuel - "Menteur" est une allégation de fait, non une opinion - Erard pré-juge délibérément Qwant avant le jugement prud'homal |
N/A | Erard cherche à discréditer Qwant avant son jugement prud'homal (13 sept). |
| 2 | 13 sept 2018 | "et l'IPv4/24 du user ainsi que son user agent ?" | "Si nous affichons de la publicité celle-ci est exclusivement basée sur le mot-clé que vous venez de saisir" (Conditions d'utilisation Qwant 2018) Critique: Erard conteste que la publicité soit "EXCLUSIVEMENT" basée sur le mot-clé — en réalité, IPv4/24 + user agent sont transmis à Bing Ads pour un ciblage supplémentaire |
Aucune mention de Qwant / Laurent Salem / @mentions Énoncé technique sans destinataire explicite |
Réalité factuelle établie par Qwant (2018): - "Qwant envoie à Microsoft uniquement des adresses IPv4/24 (adresses IP tronquées, avec les 8 derniers chiffres binaires supprimés)" - "IPv4/24 = adresses 'anonymisées' ne permettant pas identification de l'utilisateur" - "Ne permettent pas le ciblage publicitaire ultérieur par historique de navigation" Appréciation Qwant (2018): FAUX — User agent seul ne permet aucun ciblage. Erard le sait en tant que développeur. |
DOCUMENTATION ULTÉRIEURE (2020-2025): La Privacy Policy 2020+ change et révèle ce qu'Erard a dénoncé en 2016: - 2020: Tableau sous-traitant mentionnant enfin "Microsoft Ireland Operations Limited" + transmission de User Agent + "hash salé" d'IP - 2025: "The searched keywords; The type and version of the browser used (User Agent); The first three bytes of your IP address" - Données transmises à "Microsoft Advertising" pour publicités "personnalisées" - Transmission continue "hors consentement" sur base d'"intérêt légitime" Éléments contre-factuels (2018 au moment du tweet): - Qwant a traité l'IP complète sans information aux utilisateurs de 2016 à 2020 - Transmission de l'IP/24 + user agent à Bing Ads SANS base légale préalable (2016-2020) - CNIL 2015: Audit signifiant l'insuffisance de l'anonymisation (découvert par Erard) - CNIL 2020/2025: Qwant révèle enfin publiquement ces transmissions (confirmant l'exactitude des allégations d'Erard) - La publicité n'est PAS "exclusivement basée sur le mot-clé" — IPv4/24 + user agent + recherche SONT transmis |
Conclusion: Ce qu'Erard a dénoncé en 2016 (transmission Bing Ads) est DOCUMENTÉ par Qwant elle-même en 2020-2025 Ce n'est pas une diffamation — c'est la publicité de sa dénonciation 2016 qui a motivé son licenciement. |
| 3 | 13 sept 2018 | "Quelqu'un saurait retrouver ce papier de recherche déclarant qu'avec un nuage d'IPs pseudo anonymisés on pouvait identifier les personnes ?" | "Nous ne conservons pas non plus l'historique de vos recherches passées" + "ne sont en aucun cas transmises à des prestataires techniques externes" (Privacy Policy Qwant 2017-2020) Critique: Erard conteste que l'anonymisation soit réelle ET que les données ne soient pas transmises — la CNIL 2015 l'a signifié |
Aucune mention de Qwant / Laurent Salem / @mentions Énoncé générique sous forme de question |
Réalité factuelle établie par Qwant (2018): - "IPv4/24 est une adresse IP tronquée et anonymisée" - "IPv4/24 ne constitue PAS une donnée personnelle" Appréciation Qwant (2018): FAUX — Les données ne sont pas "pseudo-anonymisées" mais véritablement anonymisées. Erard suggère une source fictive. |
DOCUMENTATION ULTÉRIEURE (2020-2025): - CNIL 2015 (Audit découvert par Erard): Signifie l'insuffisance de l'anonymisation — c'est EXACTEMENT ce qu'Erard dénonce - 2020 (Privacy Policy): Tableau sous-traitant révèle ENFIN "Microsoft Ireland Operations Limited" + transmission de données - 2025 (Privacy Policy): Documente explicitement violation d'Art. 7 RGPD (transmission "hors consentement") + contradiction "sans publicité ciblée" vs "publicités personnalisées" Éléments contre-factuels (2018 au moment du tweet): - CNIL 2015: Avertissement sur l'insuffisance de l'anonymisation (découvert par Erard comme employé, jamais révélé publiquement par Qwant) - L'anonymisation par troncature n'est PAS une anonymisation réelle au sens RGPD (documenté par CNIL 2025) - Les données SONT transmises à Microsoft = contredit l'affirmation "ne sont en aucun cas transmises" - IPv4/24 + metadata CAN améliorer la ré-identification (travaux scientifiques existent) - 2025 valide: "pseudo-anonymisées" est FACTUELLEMENT EXACT, pas fictif |
Conclusion: Ce qu'Erard dénonce en 2018 sur l'anonymisation insuffisante et les transmissions cachées est DOCUMENTÉ par Qwant 2020-2025 Ce n'est pas une diffamation — c'est une dénonciation FACTUELLEMENT EXACTE. |
| 4 | 16 sept 2018 | "ce qu'il y a de cool maintenant... sans que Laurent Salem... appelle... et ils n'ont jamais porté plainte en diffamation. Malgré leurs menaces" | Contexte prud'hommal: Jugement attendu le 13 décembre 2018 Critque implicite: Si Qwant poursuitait en diffamation, cela validerait ses propres accusations Stratégie: "Ils menacent mais ne poursuivent pas" = implication d'une culpabilité de Qwant |
Mention explicite: Laurent Salem (nom, avocat de Qwant nommé) Référence directe à l'avocat de Qwant |
Absence d'appréciation précise dans la citation directe — contexte de communication/défense - Erard déduit implicitement: "s'ils ne poursuivent pas, c'est que je dis vrai" - Utilise la passivité comme preuve implicite de culpabilité |
N/A | Erard utilise la non-réaction de Qwant comme preuve implicite de culpabilité : "s'ils ne poursuivent pas, c'est que je dis vrai". |
| 5 | 18 sept 2018 | "et les manipulations de codes qui ont eu lieu pour « retirer » ce qui était « sensible » (mot de @jcchemin) ?" | Audit Cardiweb (2016) mandaté par la Caisse des Dépôts et Consignations Condition de l'investissement BEI (2015 - 25M€) Audit: censé certifier que l'architecture respecte les engagements de privacy Critique: Erard conteste que l'audit a vu la véritable architecture — il y aurait eu des "manipulations de code" pour retirer les "éléments sensibles" (transmissions Bing Ads non-anonymisées) avant inspection |
Mentions explicites: @qwant_FR + @cardiweb + @caissedesdepots Destinataires directs: Qwant, auditeur, investisseur |
Réalité factuelle établie par Qwant: - "Erard, employé au moment de l'audit, sait que les instructions étaient de permettre à l'auditeur une connaissance la plus détaillée et précise du fonctionnement du moteur" - "Cette déclaration est d'autant plus préjudiciable que Erard se présente comme ancien salarié (crédibilité accrue)" - "Il mentionne constamment la procédure prud'homale en cours" Imputation établie par Qwant: "Qwant aurait caché quelque chose et trompé l'auditeur technique de son principal investisseur avant son entrée au capital — véritable escroquerie imputée" Qualification juridique: Allégations/imputations de faits portant atteinte à l'honneur ou la considération — Article 29 alinéa 1 et article 32 alinéa 1 de la loi du 29 juillet 1881 (Délit de diffamation) |
Éléments contextuels: - Erard travaillait effectivement chez Qwant au moment de l'audit (crédibilité partielle) - L'audit Cardiweb s'est déroulé dans un contexte où Qwant transmettait déjà les IPs sans base légale - Les "éléments sensibles" peuvent faire référence aux transmissions Bing Ads non-anonymisées (non-déclarées à l'audit) - La présentation de l'infrastructure à l'auditeur ne garantissait pas la transparence totale sur les transmissions réelles de données - Le timing de l'audit (2016) = contemporain de la dénonciation Erard (juillet 2016) qui cite cet audit comme preuve |
Erard accuse Qwant d'avoir TROMPÉ délibérément son principal investisseur lors de l'audit, imputant une escroquerie en bonne et due forme. C'est l'accusation la plus grave. |
| 6 | 18 sept 2018 | "Donc, « mentir » était techniquement nécessaire si je vous ai bien compris ?" | Synthèse des tweets 2, 3, 5 précédents Consolidation: "Qwant ment par nécessité technique" pour survivre |
Aucune mention de Qwant / Laurent Salem / @mentions Énoncé générique sans destinataire explicite |
Synthèse injurieuse — Injure publique - "Le fait de qualifier Qwant de 'menteur'" - Consolidation de toutes les accusations précédentes en affirmation unique : "Qwant ment par nécessité technique" - "Qualification juridique: Injure telle que prévue et réprimée par l'article 29 alinéa 2 et l'article 33 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881" |
N/A | Erard crée l'impression qu'il a déjà "prouvé" la malhonnêteté systématique de Qwant, reformatant le doute en certitude. |
| 7 | 18 sept 2018 | "Qwant était bien (et l'ai encore) un proxy vers Bing... j'ai le code source." | "Qwant développe depuis 2011 son propre moteur de recherche autonome par indexation du Web" (Citation directe Qwant) Critique: Erard conteste cette affirmation — le moteur ne serait pas "autonome" mais un "proxy" vers Bing |
Mentions explicites: "Qwant" (nom) + "@qwant_FR" Destinataire direct: Qwant nommée |
Réalité factuelle établie par Qwant: - "Qwant développe depuis 2011 son propre moteur de recherche autonome par indexation du Web" - "Pendant le développement, appel complémentaire au moteur de recherche Bing de Microsoft (mentionné sur FAQ du site)" - "Utilisation transparente de la plateforme publicitaire Bing pour monétiser l'activité" Appréciation Qwant: IMPRÉCIS/FAUX — Réduire Qwant à "un proxy Bing" est une misreprésentation. Qwant développait sa propre indexation en parallèle. La menace "j'ai le code source" vise à légitimer ses accusations par un secret. |
Éléments contextuels: - Qwant utilisait effectivement Bing (API) durant le développement (2015-2017) - Appel à Bing mentionné en FAQ (transparence partielle) - La dépendance à Bing pour les résultats de recherche n'était pas clairement expliquée au public - Qwant présentait un moteur "autonome" alors qu'il s'appuyait fortement sur Bing - Le terme "proxy" est exagéré mais contient une part de vérité |
Erard remet en question le modèle business entier de Qwant en le réduisant à un simple intermédiaire sans innovation propre. |
| 8 | 19 oct 2018 | "Quand Qwant envoie mon IPv4/24 à Bing Ads pour mieux me cibler et en vendant cette donnée d'une manière ou d'une autre" | "Les données personnelles que vous communiquez ne font l'objet d'aucune divulgation et/ou revente à des tiers de la part de Qwant" (Privacy Policy 2018) + "Si nous affichons de la publicité celle-ci est exclusivement basée sur le mot-clé que vous venez de saisir" (Conditions Qwant 2018) Critique: (1) Qwant REVEND (ou transmet à des fins de monétisation) les données à Bing Ads (2) La publicité n'est pas "exclusive" au mot-clé mais aussi basée sur IPv4/24 |
Mention explicite: "Qwant" (nom) Destinataire: Qwant nommée |
Réalité factuelle établie par Qwant: - "Qwant envoie à Microsoft uniquement des adresses IPv4/24 (adresses IP tronquées)" - "IPv4/24 = adresses 'anonymisées' ne permettant pas identification" - "Utilisation transparente de la plateforme publicitaire Bing pour monétiser l'activité (liens publicitaires déclenchés par mots-clés)" - "Ne permettent pas le ciblage publicitaire ultérieur par historique de navigation" Appréciation Qwant: DOUBLE FAUX - (1) IPv4/24 à Bing Ads est une transparence contractuelle pour affichage d'annonces, pas "pour mieux cibler" - (2) Qwant ne "vend" pas les données; elles sont transmises pour permettre le service publicitaire Imputation établie: "Qwant enverrait des données 'pseudo-anonymisées' (non-anonymisées) = données personnelles sur ses utilisateurs — contredisant ses engagements publics — tromperait ses utilisateurs" |
Éléments contre-factuels: - Transmission de l'IP complète (puis IP/24) à Bing Ads SANS information de 2016 à 2020 (avant CNIL 2020) - Pas de base légale explicite pour cette transmission jusqu'à 2020 - IPv4/24 + contexte Bing Ads peut améliorer le ciblage/re-identification (allégation partiellement fondée) - La monétisation par Bing Ads IS un business model (pas inventé, c'est réel) - Absence de transparence auprès des utilisateurs sur cette transmission jusqu'en 2020 - IPv4/24 est une donnée personnelle au sens large (identification géographique = donnée à caractère personnel RGPD) - L'affirmation "aucune revente à des tiers" est contredite documentalement (transmission Microsoft depuis 2020) |
Erard accuse Qwant de violation systématique de ses engagements de privacy ET de monétisation illicite de données utilisateur. |
Lecture du tableau
Colonne 1 - Texte exact: Ce que le tweet dit littéralement (sans interprétation).
Colonne 2 - Appréciation Qwant: La réfutation de Qwant. Distingue:
- FAUX = le tweet énonce un fait contraire à la réalité
- IMPRÉCIS/FAUX = le tweet contient une part de vérité déformée (ex: Qwant utilise Bing, mais pas "juste un proxy")
- Contexte = le tweet est malveillant par le contexte ou l'insinuation plutôt que par le contenu brut
Colonne 3 - Ce que ça démontre: L'implication d'une intention/une stratégie:
- Chaque tweet vise une promesse fondamentale de Qwant
- L'accumulation crée une narration d'escroquerie généralisée
- Le timing (avant jugement prud'homal) suggère une vengeance organisée
Conclusion
Rapport direct avec Qwant: Tous les tweets visent les engagements et promesses publiques de Qwant:
- "Nous anonymisons les données" → Tweets 2, 3, 8
- "Nous respectons la vie privée" → Tweets 2, 3, 8
- "Nous sommes transparents avec nos investisseurs" → Tweet 5
- "Nous avons notre propre technologie" → Tweet 7
Stratégie de campagne: Chaque tweet ajoute une couche d'accusation:
- Tweets 2-3: Fondement technologique faux
- Tweet 5: Fraude envers investisseur
- Tweet 7: Innovation impossible
- Tweet 8: Monétisation des données
Amplification: Publication coordonnée sur 45 jours, créant l'impression d'une campagne orchestrée d'exposition d'une escroquerie.
Profil de la diffamation: Erard utilise sa qualité d'ancien salarié/développeur pour légitimer des accusations techniquement fausses, visant à détruire la crédibilité de Qwant auprès du public et des investisseurs.